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Québec s'apprête à investir des millions en santé et en éducation

En santé, les personnes âgées, les CHSLD, les... (123RF/hxdbzxy)

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En santé, les personnes âgées, les CHSLD, les soins  à domicile et la santé mentale seraient privilégiés par le gouvernement Couillard.

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(Québec) La poursuite des réinvestissements en éducation et l'injection de fonds importants en santé seraient en grande partie annoncées non pas lors de la présentation du prochain budget du Québec au printemps 2017, mais lors de l'exercice de mise à jour économique et financière, qui a généralement lieu en novembre.

Dans les officines gouvernementales, on évalue présentement la hauteur de ces réinvestissements à «plusieurs centaines de millions de dollars».

Le travail à ce sujet a commencé cette semaine, a appris Le Soleil.

Le grand domaine de la santé et des services sociaux serait à l'honneur. Ce secteur roule avec un budget annuel de 30 milliards $. Sans évoquer la moindre somme et sans s'ouvrir sur un quelconque échéancier, le premier ministre Philippe Couillard a mentionné jeudi la santé mentale, les personnes âgées, les CHSLD et les soins à domicile.

Ce ne serait pas la première fois que son gouvernement profiterait de l'exercice de mise à jour économique et financière de novembre pour concrétiser des réinvestissements.

Lors du précédent exercice du genre, tenu le 26 novembre 2015, le ministre des Finances, Carlos Leitão, avait annoncé un «investissement additionnel annuel» de 100 millions $ en éducation - 20 millions $ qui avaient été immédiatement injectés dans le secteur et 80 millions $ qui l'ont été le 1er avril.

«Un pas dans la bonne direction», a-t-on alors beaucoup entendu; des sommes bienvenues, mais en même temps jugées trop peu importantes par plusieurs.

Cette fois, les sommes qu'on mettrait sur la table seraient plus significatives.

Maintenant que des surplus budgétaires sont au rendez-vous, confie-t-on, on peut parler d'«un réinvestissement majeur» pas seulement pour la prochaine année financière, celle de 2017-2018, mais pour l'année financière en cours, celle de 2016-2017, qui court jusqu'au 31 mars.

Surplus de l'an dernier

Tout n'a pas encore été tranché. Des arbitrages restent à faire d'ici la fin novembre, et pas des moindres, puisqu'il faudra déterminer quelle proportion précise des surplus pourra être employée de manière pérenne.

Les dépenses et les revenus de l'État québécois pour l'année en cours permettent de croire qu'un surplus budgétaire sera enregistré pour une deuxième année consécutive - et pas seulement un «déficit zéro», comme il est officiellement prévu dans le dernier grand livre du budget.

Mais ce qui permettra réellement ces nouvelles injections de fonds d'ici quelques semaines, c'est le surplus de l'an dernier. Il offre des marges de manoeuvre presque immédiates.

Cet été, dans un document portant sur les opérations financières du gouvernement, le ministère des Finances a indiqué que l'année financière 2015-2016 s'est finalement conclue avec un surplus de 1,8 milliard $.

Cette somme ne pourra être utilisée à proprement parler, explique-t-on. Elle est placée dans une «réserve de stabilisation». Mais du simple fait de son existence, et par un effet domino, elle permet au gouvernement de se dégager de réelles marges de manoeuvre et d'agir plus rapidement que prévu.

L'objectif poursuivi pourrait toutefois devoir être en partie révisé si le gouvernement fédéral réduit la hausse de ses transferts en santé aux provinces.

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