La cyberattaque coûtera cher à la CS des Appalaches

Sans vouloir en dévoiler le chiffre précis, le...

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Sans vouloir en dévoiler le chiffre précis, le président de la CSA, Denis Langlois, a laissé entendre que la gestion de l'attaque informatique allait coûter quelques centaines de milliers de dollars.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La cyberattaque dont a été victime il y a près d'un mois la commission scolaire des Appalaches (CSA) coûtera quelques centaines de milliers de dollars à cette commission scolaire de la région de Thetford Mines qui devra remplacer plusieurs centaines d'ordinateurs et en «nettoyer» plus de 2000.

Le président de la CSA, Denis Langlois, a confirmé au Soleil que son organisation était sur la bonne voie pour un retour à la normale. «Nous avons pu récupérer beaucoup de données grâce à une copie de sauvegarde faite à la fin du mois de juin. Nous sommes présentement à rebâtir le reste, notamment le mois d'août», a-t-il expliqué.

Les classes iPad de la polyvalente de Black Lake et les cours de formation professionnelle nécessitant un ordinateur et l'accès à Internet ont également pu reprendre mercredi, mais M. Langlois a indiqué qu'il y aurait un peu de rattrapage à faire pour ces élèves.

«Nous avons payé nos employés, nous sommes en voie de compléter le paiement de tous nos fournisseurs, et le logiciel pour le transport scolaire est de nouveau en fonction. Il reste maintenant le dossier des tableaux interactifs et le "nettoyage" de tous les ordinateurs», a expliqué M. Langlois. Le parc informatique de la CSA compterait quelque 3000 appareils.

La commission scolaire profitera de l'occasion pour remplacer les ordinateurs qui arrivaient en fin de vie. «On parle de plusieurs centaines d'ordinateurs qui seront changés, l'équivalent de deux années en une.»

Centaines de milliers

Sans vouloir en dévoiler le chiffre précis, M. Langlois a laissé entendre que la gestion de l'attaque informatique allait coûter quelques centaines de milliers de dollars à l'établissement. «Je ne dirais pas "plusieurs" centaines de milliers de dollars, car en bout de ligne la récupération des données va mieux que prévu. Et il n'y aura pas de hausse de la taxe scolaire à cause de la cyberattaque», a-t-il ajouté pour rassurer les contribuables.

Denis Langlois affirme connaître le pourcentage des données perdues et récupérées ainsi que les sommes déjà dépensées et la facture totale qui sera déboursée pour faire face à la situation, mais préfère ne pas les dévoiler. Il a d'ailleurs défendu le mutisme dans lequel s'est emmuré le directeur général de la commission scolaire, Camil Turmel, depuis l'attaque. «La Sûreté du Québec nous a bien dit de ne pas commenter durant leur enquête. Nous avons fait une communication interne à nos employés et c'est tout.»

Le président de la CSA ajoute qu'il serait surprenant que les renseignements personnels des employés et des élèves aient été transmis aux pirates. «Les mesures prises sur le réseau privé ne démontrent pas un flot plus élevé que d'habitude, ce qui aurait été le cas si une grande quantité de données était sortie du serveur. De toute façon, il semblerait que ce n'est pas ce qui intéresse ces hackers.»

«Un spam»

Ce serait via le courrier électronique que les pirates auraient réussi à s'infiltrer dans le système informatique de la CSA. «C'est un spam qui est passé par là et il semblerait que c'est un spam nouveau et plus fort qui fait des dommages à plein. Ce qu'on nous a expliqué, c'est que c'est comme un robot qui entre n'importe où et qui fait des dommages», a indiqué M. Langlois en soulignant qu'un plan d'action était déjà en place pour éviter un autre épisode du genre. «Nos employés ont déjà reçu des directives à l'effet de faire certaines choses.»

Denis Langlois a dit toujours ignorer la provenance des pirates informatiques et a refusé de confirmer l'information corroborée par plusieurs employés de la commission scolaire voulant qu'ils aient réclamé une rançon que l'établissement a refusé de payer. «Ils pourraient venir de l'Inde, de l'Afrique, de la Chine ou du Québec. On ne le sait pas pour l'instant.»

La Fédération des commissions scolaires préoccupée

La Fédération des commissions scolaires du Québec se dit préoccupée par la cyberattaque dont a été victime la commission scolaire des Appalaches, mais attend la conclusion de l'enquête de l'escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ) avant de décider quelle orientation prendre.

«Nous n'avons eu aucune rencontre formelle avec nos membres depuis l'événement et nous n'aurons pas le portrait de la situation avant que ne soit complétée l'enquête de la SQ», a indiqué Caroline Lemieux, porte-parole de la Fédération, ajoutant que c'était aux commissions scolaires d'adopter des plans d'action pour faire face à de telles situations.

«Oui, ça nous préoccupe, oui, on va suivre ça de près, mais pour l'instant on ne sait pas quoi faire. On aura certainement des discussions là-dessus et sur les façons de prévenir ça dans d'autres commissions scolaires quand on saura ce qui s'est passé. Cependant, ça devrait aller avec la conclusion de l'enquête», a-t-elle conclu.

Le président de la commission scolaire des Appalaches, Denis Langlois, a indiqué qu'un rapport sur l'incident était attendu avant les Fêtes. «On saura alors exactement ce qui s'est passé, même si on a déjà une idée», a-t-il affirmé.

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