Grève des professionnels: réactions opposées aux cégeps de Lévis-Lauzon et de Sainte-Foy

Le Cégep de Lévis-Lauzon a décidé d'annuler tous... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le Cégep de Lévis-Lauzon a décidé d'annuler tous ses cours durant le jour en raison de la grève des professionnels. Cependant, les cours et la formation continue reprendront en soirée.

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(Québec) Tous les cours au Cégep de Lévis-Lauzon sont annulés mardi en raison de la grève des professionnels. Touché par la même grève, le Cégep de Sainte-Foy a plutôt décidé de maintenir l'enseignement.

«On ne voulait pas que les étudiants aient à traverser une ligne de piquetage. Et comme les cours ont aussi été annulés lorsque les profs et les employés de soutien étaient en grève, l'an dernier, on applique la même politique pour les employés professionnels», explique Adèle Charron, directrice des communications du Cégep de Lévis-Lauzon.

Toutes les activités de l'institution sont annulées durant le jour, mais les cours et la formation continue reprendront en soirée.

Le Cégep de Sainte-Foy a quant à lui décidé de maintenir toutes ses activités (cours, francisation, sorties scolaires et stages), malgré la grève. «En raison des lignes de piquetage qui auront cours à l'avant du Cégep, nous vous invitons à utiliser les portes situées à l'arrière du bâtiment», a indiqué la direction dans un message publié sur le site Web du Cégep.

«La première journée de la session, on avait annulé les cours pour ne pas accueillir nos étudiants avec une ligne de piquetage», explique la directrice des communications Claude Boutin. Mais maintenant que les jeunes sont bien acclimatés au cégep, la direction a choisi de maintenir les cours et s'est entendue avec le syndicat en ce qui a trait à la circulation. 

Cette journée de grève des 700 professionnels du réseau collégial affiliés au Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) se tient mardi dans 16 cégeps à travers le Québec. Le 22 août dernier, les syndiqués avaient commencé l'année avec une demi-journée de grève.

Selon le SPGQ, la convention collective est échue depuis le 31 mars 2015 et les négociations pour renouveler le contrat de travail piétinent.

Les syndiqués occupent une dizaine de postes autres que l'enseignement, tels que conseillers pédagogiques, conseillers en orientation ou techniciens informatiques.

Ils dénoncent, entre autres, un salaire et des conditions de travail qui ne sont pas à la hauteur de leur expertise, puisqu'ils oeuvrent à un niveau d'enseignement supérieur.

Selon le syndicat, ces conditions créent en plus une difficulté de recrutement et une faible rétention du personnel.

En entrevue à La Presse canadienne, dimanche, Richard Perron, président du SPGQ, a interpellé le gouvernement.

«Il y a des négociations, mais malheureusement, la partie patronale n'a pas le mandat d'aller plus loin. Ça prend une intervention politique, alors on interpelle la ministre [responsable de l'Enseignement supérieur, Hélène] David pour trouver des solutions, pour qu'elle puisse consacrer le statut d'enseignement supérieur au niveau des professionnels des collèges.»

Richard Perron a ajouté qu'un rendez-vous avec la ministre David était prévu vendredi dernier, mais qu'un imprévu l'avait forcé à annuler la rencontre.

Il promet aussi de continuer les moyens de pression, tant que la partie patronale ne sera pas ouverte à trouver une solution. Avec La Presse canadienne

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