Université Laval: un étudiant sur deux suit un cours à distance

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Les cours à distance ne coûtent pas moins cher à l'Université. Ils ouvrent toutefois la porte à plus de possibilités.

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(Québec) L'Université Laval continue de faire le plein d'étudiants cette année, avec une hausse des inscriptions de 2,4 % par rapport à l'an dernier. Ses efforts sur la scène internationale et l'attrait de ses 800 cours à distance ont porté fruit.

La formule des cours à distance plaît tellement aux universitaires qu'ils sont cette année un sur deux à s'être inscrits à au moins un cours donné sur le Web, une augmentation de 14,8 % par rapport à 2015. «On fait des bonds assez spectaculaires en formation à distance ces dernières années. On a investi beaucoup en technopédagogie, et les étudiants en redemandent. Ils aiment la flexibilité que ce type de cours offre à leur horaire», commente Nicole Lacasse, vice-rectrice adjointe aux études et aux activités internationales à l'Université Laval.

Le campus de l'université n'est pas déserté par les jeunes pour autant. «En général, on ne suit pas un cours à distance isolé dans son sous-sol. Nos lieux publics, comme la bibliothèque, les cafétérias, sont pleins d'étudiants qui travaillent ou suivent leurs cours, au moment le plus propice. Ce sont les comportements qui changent», explique Mme Lacasse. L'Université s'assure toutefois que la majorité des étudiants de première année au baccalauréat choisissent au moins un cours traditionnel, en classe, afin de favoriser leur intégration.

Les cours à distance ne coûtent pas moins cher à l'Université. Ils ouvrent toutefois la porte à plus de possibilités. Par exemple, Laval lance cette année un microprogramme en statistique sociale en collaboration avec l'Université de Bordeaux. Chaque établissement donne la moitié des cours à des étudiants qui viennent de toute la francophonie.

Territoire agrandi

Cette offre à distance explique en partie pourquoi l'Université Laval réussit à augmenter son bassin d'étudiants, alors que selon la courbe démographique, il y a moins de jeunes en provenance des cégeps. «Ça agrandit notre territoire d'enseignement. On peut offrir des cours autant à un jeune du fond de la Gaspésie que du fond de l'Allemagne», illustre Mme Lacasse.

L'Université a connu une baisse de 600 demandes d'admission en provenance des cégépiens cette année, mais elle en a accepté davantage, sans modifier ses critères d'admission. «Ça démontre que les dossiers qu'on a reçus étaient bons», indique Mme Lacasse.

Le nombre d'étudiants étrangers grimpe également, avec une hausse de 2,6 %. Même si depuis 2015, ils doivent payer des frais de scolarité trois fois plus élevés au 1er cycle, les étudiants français sont encore au rendez-vous. «On a moins de demandes d'admission, mais, en bout de piste, on a environ 10 étudiants français de moins sur les 800 qu'on accueille.»

Même si les chiffres peuvent varier encore un peu d'ici la fin de la période d'abandon des cours, le 20 septembre, l'Université peut déjà prévoir qu'elle accueillera en ses murs environ 1000 étudiants de plus que l'an dernier, pour un total de 46 300.

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