Après l'école pour tous, la réussite pour tous

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Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a confirmé l'octroi de 7 millions $ pour l'agrandissement de l'école primaire du Boisé, à Charlesbourg, mardi.

La Presse

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(Québec) «Il y a 50 ans, notre enjeu, c'était de rendre l'école accessible. Aujourd'hui, c'est de rendre la réussite accessible pour tous», affirme le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx, après avoir lancé vendredi une grande consultation pour moderniser le système scolaire québécois.

Malgré les 50 pistes de solution proposées aux Québécois,... (Photothèque Le Soleil) - image 1.0

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Malgré les 50 pistes de solution proposées aux Québécois, le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx assure qu'il «n'appelle pas à une réforme tous azimuts».

Photothèque Le Soleil

Malgré les 50 pistes de solution proposées aux Québécois, le ministre assure qu'il «n'appelle pas à une réforme tous azimuts». «On veut déterminer les quelques leviers qu'on va bouger pour augmenter le taux de diplomation et la réussite éducative tout au long de la vie.»

Le ministre Proulx propose entre autres de rendre obligatoire le cours d'éducation financière au secondaire, d'élargir l'enseignement intensif de l'anglais en 6e année du primaire et d'apprendre aux enfants et aux adolescents les bases du codage informatique. 

Le gouvernement aimerait également envoyer aux écoles privées davantage d'élèves en difficulté d'adaptation et d'apprentissage, tout en motivant les surdoués, peu importe dans quelle école ils se trouvent. 

Il a envie que les entreprises s'impliquent en éducation, en parrainant par exemple des jeunes qui suivent une formation professionnelle. 

Le document de consultation du ministère de l'Éducation, que M. Proulx a lancée en compagnie du premier ministre Philippe Couillard à Montréal, revient aussi avec des idées déjà évoquées ce printemps, soit la création d'un ordre professionnel des enseignants et la mise sur pied d'un Institut d'excellence en éducation, où la recherche scientifique serait à l'honneur. Deux idées qui n'avaient pas fait l'unanimité. «L'ordre des enseignants, c'est dans l'espace public et on doit se questionner là-dessus. Certains enseignants le demandent», soutient M. Proulx. 

Le document propose de poursuivre le développement de la maternelle quatre ans en milieu défavorisé, tout en collaborant avec les services de garde, et de rendre l'école obligatoire jusqu'à 18 ans, au lieu de 16 ans. «Ça peut être soit un, soit l'autre, ou les deux, tout est ouvert là-dessus», indique M. Proulx. 

Début à Québec

Les consultations débuteront le 11 octobre, lors d'une rencontre avec les citoyens de Québec et de la Chaudière-Appalaches. Le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx entreprendra ensuite une tournée de toute la province jusqu'à la fin du mois de novembre. Une de ces rencontres de consultations portera spécifiquement sur les enjeux dans les communautés autochtones. 

Les Québécois pourront aussi participer à une consultation en ligne, accessible sur le site Web du ministère de l'Éducation (www.education.gouv.qc.ca) jusqu'au 10 novembre prochain. Le 1er décembre, une rencontre nationale permettra de faire un bilan de ces consultations. 

Le ministre Proulx promet que sa Politique sur la réussite éducative sera prête en 2017, avant la fin de l'année scolaire. S'il y a un point auquel il tient et qui s'y retrouvera sûrement, c'est «le dépistage précoce des problématiques», surtout en lecture, dès la petite enfance. 

Et est-ce qu'il compte réinvestir en éducation au projet budget? «Il est clair qu'il y aura un ajout de ressources, mais c'est une profonde illusion - comme c'est le cas en santé, d'ailleurs - de penser que le simple ajout de ressources va miraculeusement régler les enjeux», a-t-il opiné. 

Par exemple, le ministre croit qu'il faut «changer les façons de faire» auprès des enfants ayant des besoins particuliers, pour lesquels le gouvernement investit 2,3 milliards $ chaque année alors que moins de la moitié obtiennent leur diplôme. 

L'annonce de cette large consultation a été bien accueillie par le milieu de l'éducation - les syndicats, élus scolaires et comités de parents - qui la réclamait depuis de nombreuses années. Les derniers États généraux sur l'éducation avaient été lancés par Jean Garon en 1995.  Avec La Presse Canadienne

Quelques-unes des 50 pistes d'action du gouvernement

  • Rendre obligatoire le cours d'éducation financière au dernier cycle du secondaire
  • Élargir les programmes d'enseignement intensif de l'anglais en sixième année du primaire
  • Introduire la littératie numérique et l'acquisition de compétences de base en programmation dans les programmes scolaires
  • Intégrer davantage d'élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage dans les écoles privées subventionnées. 
  • Poursuivre le développement de la maternelle 4 ans dans les milieux défavorisés en complémentarité avec les services de garde éducatifs à l'enfance. 
  • Commencer le parcours scolaire plus tôt ou allonger la période de fréquentation scolaire obligatoire jusqu'à 18 ans ou jusqu'à l'obtention d'un premier diplôme ou d'une première qualification. 
  • Créer dans les écoles des équipes multidisciplinaires responsables de la réussite des élèves pour mieux aider ceux qui sont à risque. 
  • Proposer la création d'ordres professionnels pour soutenir le développement et consolider l'expertise des différentes professions liées à l'enseignement et à la pédagogie. 

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