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Perturbations syndicales en vue à l'Université Laval

Une demande de conciliation entre le Syndicat des... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie-Villeneuve)

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Une demande de conciliation entre le Syndicat des employés et employées et l'Univesité Laval a été déposée aujourd'hui au ministère du Travail.

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(Québec) Outré par les demandes de l'employeur, le Syndicat des employés et employées de l'Université Laval (SEUL) menace «d'être désagréable» dans les prochains mois. «Faut s'attendre à ce que le recteur ait de la difficulté à faire un discours où que ce soit», lance Éric-Jan Zubrzycki, conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Celui qui représente le SEUL, dont la convention collective est échue depuis le mois de mars, soutient avoir reçu les propositions patronales «comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu». L'Université demande entre autres de pouvoir choisir qui pourra accéder à telle ou telle fonction selon des critères comme le «savoir-être» et le «savoir-faire» des candidats. «Ça, ça veut dire que l'Université veut décider de qui elle veut, où elle veut et quand elle veut, sans tenir compte de l'expérience et de l'ancienneté», dénonce M. Zubrzycki. 

La notion même de poste est remise en question. Les employés accéderaient plutôt à des fonctions et pourraient passer d'une faculté à l'autre, d'une unité administrative à l'autre, au gré des demandes de l'Université. 

«Recul» des conditions

L'horaire des employés pourrait également être changeant, car l'employeur propose qu'il soit défini par le supérieur immédiat. Selon le syndicat, des «reculs» sont aussi demandés en ce qui a trait aux heures supplémentaires, au calcul de l'ancienneté et aux congés de maternité. 

«C'est tellement outrageant comme dépôt que je ne peux pas négocier là-dedans», soutient M. Zubrzycki. C'est pourquoi il a déposé mardi une demande de conciliation au ministère du Travail, afin qu'un médiateur soit nommé au dossier. 

Pour le représentant syndical, c'est l'ensemble de la convention collective qui est mise au ballotage. «On nous dit qu'il faut mettre la convention collective au goût de 2016. Je crois plutôt que c'est 40 ans d'histoire qu'on évacue du revers de la main.»

Le SEUL représente 1900 agents de bureau, ouvriers, techniciens de laboratoire et techniciens informatiques, entre autres. Pour l'instant, les membres n'ont pas envisagé la grève, mais ils pourraient commencer à faire du bruit sur le campus, question de faire valoir leur point lors des sorties publiques du recteur, Denis Brière. 

De son côté, l'Université Laval a indiqué qu'elle n'avait pas de commentaires à formuler au sujet de cette négociation.

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