Cyberattaque à la CS des Appalaches: ultime tentative pour sauver les données

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Les trois quarts des données de la Commission scolaire des Appalaches sont détenues en otages par les pirates.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le directeur général de la Commission scolaire des Appalaches (CSA), Camil Turmel, était à Montréal jeudi pour rencontrer les enquêteurs de l'escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec dans une ultime tentative pour sauver les données cryptées par des pirates informatiques depuis samedi.

«Il est à Montréal aujourd'hui avec les enquêteurs», a confirmé le président du Syndicat de l'enseignement de L'Amiante, Francis Jacob, confirmant du même coup qu'une demande de rançon avait été faite par les pirates pour redonner l'accès aux données de la commission scolaire.

«Nous avons été hackés, et il y avait un délai de sept jours pour verser la rançon. Bref, il faut qu'il se passe quelque chose d'ici demain [vendredi]», a indiqué M. Jacob, qui ignorait toutefois le montant de la rançon réclamée et si la commission scolaire avait l'intention de la payer, comme l'avait fait en juin l'Université de Calgary. L'établissement d'enseignement supérieur albertain avait alors versé 20 000 $ à des pirates pour avoir de nouveau accès à ses données.

Incompréhension

Ce sont les trois quarts des données de la CSA, située dans la région de Thetford Mines, qui sont détenues en otages par les pirates. Francis Jacob a de la difficulté à s'expliquer les raisons de l'attaque. «On se demande tous pourquoi nous, qui sommes l'une des plus petites commissions scolaires au Québec et probablement l'une des plus pauvres.»

Un organisme sans but lucratif de l'Estrie qui avait aussi été visé par des pirates informatiques a refusé de payer la rançon et a effectivement perdu toutes ses données. «Nous n'avons aucune idée de ce qui pourrait arriver chez nous. C'est certain que ce serait assez lourd de tout perdre. Nous comptons quand même 800 employés et, si ça arrivait, il faudrait payer du monde en temps supplémentaire pour entrer toutes les données.»

Salaires

M. Jacob a indiqué que certains de ses membres s'étaient inquiétés à savoir s'ils allaient recevoir leur salaire la semaine prochaine. «Là-dessus, on nous a dit qu'il ne devrait pas y avoir de problème et que les renseignements personnels ne seraient pas en danger non plus.»

Les enseignants ne sont pas ceux dont le travail est le plus affecté par la fermeture du réseau informatique de la commission scolaire. Ce sont plutôt les employés des bureaux, dont la tâche est rendue plus compliquée par la perte d'accès aux données.

«Les tableaux intelligents ne fonctionnent pas, mais on fait comme à l'époque, quand la lumière d'un rétroprojecteur brûlait : on sort notre craie et on utilise le tableau! Ce n'est quand même pas la fin du monde. La terre n'a pas arrêté de tourner», conclut Francis Jacob.

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