Un groupe antidette étatique expulsé de l'Université Laval

Un groupe étudiant anti-dette s'est fait expulser du campus de l'Université... (Courtoisie Génération Trompée)

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(Québec) Un groupe étudiant anti-dette s'est fait expulser du campus de l'Université Laval mercredi, cinq minutes après avoir stationné une horloge géante servant à «conscientiser les étudiants sur le poids de la dette publique».

«Je trouve ça étonnant et dommage de se faire expulser d'un campus universitaire. On est venus pour échanger des idées, et l'Université Laval n'en a pas voulu», critique Renaud Brossard, étudiant à l'Université du Québec à Montréal et porte-parole du groupe Génération Trompée.

Cette aile jeunesse de la Fédération canadienne des contribuables tente de former un club de militants à l'Université Laval. M. Brossard explique qu'à son arrivée, vers 12h45, il a payé sa place de stationnement et celle où était située la remorque de 12 pieds transportant une horloge numérique montrant l'augmentation de la dette canadienne en temps réel.

Cinq minutes plus tard, des agents du service de sécurité de l'Université Laval ont demandé aux organisateurs de quitter les lieux. «On a essayé de négocier, mais il n'y avait rien à faire. Ils menaçaient de nous arrêter», soutient M. Brossard. Lui et son équipe ont accepté de partir 15 minutes plus tard.

«C'est la première fois qu'on se fait expulser d'un campus universitaire avec notre horloge de la dette. On n'empêchait pas les gens de circuler, et on était pacifiques. Franchement, est-ce qu'on a droit à la liberté d'expression à l'Université Laval? On se le demande», commente M. Brossard.

Pour la troisième année consécutive, le groupe fait une tournée des campus au Québec et en Ontario avec son horloge géante.

Permis refusé

L'Université Laval confirme avoir demandé au groupe de militants de partir, étant donné qu'il ne possédait pas de permis pour faire de la sollicitation sur les terrains privés de l'Université. «Ils ont fait une demande de permis la veille, et elle a été refusée. Et malgré cela, ils ont décidé de venir. Alors, on se devait de faire respecter notre règlement», explique Andrée-Anne Stewart, agente de communication de l'Université Laval.

C'est que l'Université n'accepte pas que des entreprises ou des organismes fassent de la distribution de produits ou de la sollicitation dans la rue. «C'est pas parce que c'est eux. C'est la même règle pour tout le monde», justifie Mme Stewart. Si des groupes veulent promouvoir leurs idées, ils peuvent le faire en louant une salle ou un kiosque dans un des pavillons de l'Université Laval, explique-t-elle.

En mai dernier, c'est ce que Génération Trompée avait fait. Le groupe avait organisé une conférence mettant en vedette le politicien Maxime Bernier, et l'Université Laval avait alors accepté la demande.

Ce n'est pas la première fois que l'Université Laval intervient pour de la sollicitation illégale sur le campus. Elle a notamment renvoyé des employés de la compagnie Red Bull qui distribuaient gratuitement des boissons énergisantes aux étudiants l'an dernier.

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