Les étudiants du Québec craignent de se faire «voler» 80 millions $

Les cégépiens et les universitaires craignent de se faire «voler» les 80... (Archives La Presse, Ivanoh Demers)

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(Québec) Les cégépiens et les universitaires craignent de se faire «voler» les 80 millions $ du fédéral qu'ils espèrent avoir dans leurs poches. Ils veulent que la Fédération des cégeps se rétracte et cesse de demander sa part du magot.

L'argent en jeu provient du gouvernement de Justin Trudeau, qui abolira en janvier 2017 des crédits d'impôt pour manuels et pour études. Alors que dans les autres provinces, l'argent dégagé ira en prêts et bourses pour les étudiants, au Québec, la décision qui revient à Hélène David, ministre de l'Enseignement supérieur, n'est pas encore prise.

«Ce montant-là nous revient en totalité. Il n'est pas question que les directions des cégeps et des universités l'empochent», lance Rose Crevier-Dagenais, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

En collaboration avec l'Union étudiante du Québec (UEQ), qui représente 72 000 universitaires, la FECQ milite pour que le programme de prêts et bourses donne de l'air aux étudiants les plus démunis de deux façons : en indexant les dépenses admises (coût du loyer, de l'épicerie, etc.) qui ont été gelées pendant huit différentes années, entre 1995 et 2007, et en ne comptabilisant plus les pensions alimentaires pour enfants comme un revenu du parent étudiant. Cette dernière mesure permettrait à 3000 parents qui sont sur les bancs d'école d'avoir accès à plus de prêts et bourses.

Rose Crevier-Dagenais, présidente de la Fédération étudiante collégiale... (Fournie par la Fédération étudiante collégiale du Québec) - image 2.0

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Rose Crevier-Dagenais, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec

Fournie par la Fédération étudiante collégiale du Québec

En entrevue dans plusieurs médias il y a une dizaine de jours, la Fédération des cégeps avait demandé à ce que ces 80 millions $ soient, du moins en partie, directement investis dans les cégeps, question de toucher le plus d'étudiants possible.

Mauvaise cible

Une demande qui a soulevé l'ire des deux associations étudiantes. «On trouve que la Fédération des cégeps se trompe de cible et on lui demande de se rétracter. Pour nous, les services aux étudiants sont très importants, mais ils devraient plutôt être financés avec les surplus budgétaires du gouvernement québécois. Notre inquiétude, c'est qu'il y ait un vol des étudiants pour compenser les compressions budgétaires des dernières années», plaide Mme Crevier-Dagenais.

Bernard Tremblay, directeur général de la Fédération des cégeps, n'a pas l'intention de se rétracter. «À cause des compressions des dernières années, le réseau des cégeps est vraiment mal en point. Si l'argent est investi dans les maisons d'enseignement, ce serait un choix collectif, au bénéfice de tous les étudiants, pas seulement de quelques-uns», répond-il.

Selon les informations de la Fédération des cégeps, le programme de prêts et bourses québécois serait déjà plus généreux que celui des autres provinces. «Il faut aussi mettre ça dans la balance quand vient le temps de faire des choix», ajoute M. Tremblay.

La FECQ s'attend à ce que la ministre Hélène David annonce comment elle compte dépenser le 80 millions $ au cours de l'automne.

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