L'ENAP souhaite redorer l'image du fonctionnaire

L'ENAP a rafraîchi et transformé l'ensemble de ses... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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L'ENAP a rafraîchi et transformé l'ensemble de ses programmes pour la session qui débute, question de s'adapter aux nouvelles réalités de la fonction publique.

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(Québec) L'École nationale d'administration publique (ENAP) a rafraîchi et transformé l'ensemble de ses programmes pour la session qui débute, question de s'adapter aux nouvelles réalités de la fonction publique. Son directeur général par intérim, André Bourret, espère ainsi redorer l'image du fonctionnaire québécois et susciter plus de «vocations» dans le domaine.

L'école qui offre des programmes universitaires de 2e cycle (maîtrise et doctorat) a ajouté de nouveaux cours, qui portent entre autres sur la gouvernance du numérique et des réseaux sociaux, le réseautage international, ou la façon d'aborder la diversité culturelle et religieuse. «Il y a beaucoup de changement au sein des administrations publiques. Il y a une recherche d'efficacité, d'efficience, de lean management [structure de gestion simplifiée], et on doit s'adapter à cette nouvelle réalité», soutient M. Bourret, qui est aussi directeur des études et de la recherche.

L'ENAP a choisi de se lancer dans «un blitz» l'an dernier afin de renouveler complètement son offre pour septembre de cette année. «Je dirais que c'est la rentrée où on a le plus de nouveautés de toute l'histoire de l'ENAP», soumet M. Bourret. C'est que l'administration cherche à changer l'image de cette institution créée en 1969, qui fait partie du réseau de l'Université du Québec.

Selon M. Bourret, les gens ont une vision très conservatrice des fonctionnaires, qu'ils soient municipaux, provinciaux ou fédéraux. «Or, il y a de l'innovation dans le domaine public et on veut mieux traduire ça. On veut faire place aux débats de société, on veut former des têtes qui vont voir large, savoir prendre du recul et prendre en compte les besoins d'une population, ses critiques et ses préoccupations», souligne-t-il.

L'ENAP veut s'éloigner des nombreux clichés véhiculés sur les fonctionnaires, comme quoi ils sont des exécutants coincés dans une hiérarchie, par exemple. «On veut aussi travailler davantage en collaboration avec les milieux. On n'a pas la vérité absolue, alors on veut que l'information aille dans les deux sens», soutient M. Bourret.

L'école accueille cette année 2500 étudiants : la moitié au campus de Montréal, le tiers au campus de Québec, dans le quartier Saint-Roch, et les autres répartis à Gatineau, à Saguenay et à Trois-Rivières. La clientèle est stable par rapport à l'an dernier, mais M. Bourret note tout de même une hausse de 20 % de nouveaux étudiants. Au cours des prochaines années, l'ENAP souhaite toutefois attirer davantage.

«On vit avec la problématique de susciter des vocations. On veut ramener l'intérêt des jeunes diplômés vers une carrière dans la fonction publique», indique M. Bourret. Les postes de cadres coupés dans le réseau de la santé ou au sein même de l'appareil gouvernemental ces dernières années n'ont toutefois pas incité les jeunes à choisir cette option. «Mais il y a quand même toute une génération de cadres qui ont pris leur retraite et on a besoin de former une relève, car la fonction publique reste un moteur important du dynamisme d'une société», croit M. Bourret.

Comme 75 % des étudiants qui fréquentent l'ENAP ont déjà un emploi, l'école mise sur la flexibilité des horaires, les cours intensifs donnés les vendredis et samedis, de même que la formation en ligne. Environ 40 % des étudiants suivent au moins un de leurs cours à distance.

TÉLUQ

Ayant aussi son siège social dans le quartier Saint-Roch, l'université TÉLUQ accueille dans ses rangs 18 000 étudiants cet automne, ce qui est environ le même nombre que l'an dernier. La TÉLUQ a également un nouveau directeur général, Martin Noël, soit celui qui en assurait l'intérim depuis novembre dernier. Offrant cinq nouveaux programmes cette année, la TÉLUQ mise beaucoup sur la formation tout au long de la vie, 59 % de ses étudiants ayant plus de 30 ans.

UQAR

À l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), la clientèle du campus de Lévis dépasse encore une fois celle du campus de Rimouski cette année. Étudiant majoritairement en éducation, en santé et en administration, environ 3600 étudiants fréquenteront le pavillon situé tout près du Centre de congrès et d'expositions de Lévis cette année, soit environ le même nombre que l'an dernier. Les étudiants étrangers, attirés par les programmes en biologie et en océanographie, sont toutefois plus nombreux à Rimouski. Un salon d'accueil a été spécialement aménagé pour eux cette année, qui représentent environ 19 % de la clientèle du campus de Rimouski.

Il n'a pas été possible jeudi d'obtenir de données sur le nombre d'étudiants qu'accueillera cet automne l'Université Laval. La rentrée pour l'établissement de Sainte-Foy se fera le 6 septembre.

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