Les écoles ne peuvent exiger l'achat d'une tablette

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Les commissions scolaires qui exigent tout de même l'achat d'une tablette contreviennent à la Loi sur l'instruction publique.

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(Québec) Le ministère de l'Éducation rappelle à l'ordre l'école secondaire Le Sommet, de Charlesbourg, qui exige pour une troisième année l'achat ou la location d'un iPad à tous les parents d'élèves. Cette pratique est illégale, a de nouveau statué le ministère lundi.

Ce rappel fait suite à la plainte d'une mère de famille, qui a dénoncé, dimanche à TVA, l'obligation pour elle d'acheter une tablette électronique à son adolescent qui fréquente l'école Le Sommet. Depuis 2014, le projet éducatif de l'école exige l'utilisation d'une tablette pour chaque élève. Le projet a été approuvé par le conseil d'établissement : «notre instance démocratique pour les parents», souligne Martine Chouinard, secrétaire générale de la commission scolaire des Premières-Seigneuries.

«Notre société évolue et les technologies sont très présentes. On le voit comme un modèle différencié d'enseignement, un projet-pilote prometteur», soutient Mme Chouinard. Le virage «iPad» de l'école secondaire Le Sommet est même suivi par un chercheur.

Les parents ont le choix d'acheter un iPad à 600 $ en le payant pendant trois ans ou de le louer pour 110 $ par année. «En contrepartie, l'école fait payer moins de cahiers d'exercices et de photocopies aux parents, l'équivalent de 100 $ par année», explique Mme Chouinard.

La commission scolaire prétend que c'est aux parents de payer pour le iPad, car celui-ci est un outil, qui remplace les feuilles, les cahiers d'exercices et les crayons. Les applications pédagogiques qu'il contient, elles, sont toutefois payées par l'école.

Pratique contestée

Le ministère de l'Éducation conteste toutefois cette pratique. «Les écoles doivent fournir gratuitement les tablettes électroniques si elles souhaitent les exiger dans le cadre de l'enseignement des programmes d'étude», indique le communiqué émis lundi après-midi.

C'est que la Loi sur l'instruction publique prévoit la gratuité des services éducatifs pour tous, qui s'étend «aux manuels scolaires et au matériel didactique».

En 2014, lorsque l'école secondaire Le Sommet avait commencé à mettre les iPad sur la liste de matériel scolaire qui doit être fourni par les parents, le ministère de l'Éducation voguait dans un flou juridique. Il a tranché en juin 2015 et a stipulé qu'il revenait aux écoles publiques de payer pour les tablettes.

Les commissions scolaires avaient toutes été informées de cette décision, mais l'école Le Sommet avait tout de même décidé de poursuivre son projet, en ajoutant l'option de la location de tablettes pour les parents.

Pour l'instant, aucune école de la commission scolaire des Premières-Seigneuries n'a emboîté le pas à l'école Le Sommet. Il n'a pas été possible de savoir lundi si l'école allait cette fois-ci se plier aux directives du ministère et payer pour les tablettes des élèves.

D'autres écoles publiques québécoises ont introduit les tablettes numériques dans leurs classes, mais en ne les rendant pas obligatoires ou en les fournissant aux élèves, comme c'est le cas de l'école primaire de l'Étoile, à Saint-Nicolas.

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