Histoire: les points de la question 22 accordés à tous

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Tous les élèves recevront la totalité des points de la controversée question longue à l'examen d'histoire pour éviter d'en placer injustement certains en situation d'échec.

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(Québec) Le ministre Sébastien Proulx octroie à tous les élèves la totalité des points de la controversée question longue à l'examen d'histoire pour éviter d'en placer injustement certains en situation d'échec.

Le ministère de l'Éducation (MEQ) a annoncé mardi avant-midi que tous les élèves obtiendront l'ensemble des points pour la question retirée en raison d'un possible «bris de confidentialité».

En entrevue au Soleil, le ministre de l'Éducation a souligné que deux options se trouvaient sur la table : l'annulation complète de l'examen ou la majoration.

«Dans le cas de l'annulation, on se retrouvait avec quelques milliers d'élèves dans une situation d'échec, souligne le ministre. Je ne voulais pas qu'ils se retrouvent pénalisés.»

La réussite du cours d'histoire de quatrième secondaire est essentielle à l'obtention d'un diplôme d'études secondaires. La fameuse question 22 valait pour presque le quart de l'épreuve qui compte elle-même pour la moitié de la note de l'année scolaire.

Même en octroyant tous les points, M. Proulx assure que le taux de réussite avoisine à «un ou deux points près» le taux habituel de succès.

«La décision est surtout motivée par le fait que si on annulait l'examen, cela plaçait des élèves qui autrement auraient réussi en situation d'échec», explique le ministre de l'Éducation. La Loi sur l'instruction publique autorise la révision des résultats.

Une vidéo mise en ligne il y a deux semaines par une adolescente de Trois-Rivières a amené le MEQ à annuler rapidement la question à développement. Dans une publication Facebook, la jeune femme a expliqué avoir voulu «juste aider» en partageant les conseils prodigués par son professeur d'histoire lors d'une séance de révision. Il appert que l'enseignant était parvenu à deviner le sujet de la question sur la base d'une rotation des sujets abordés à l'examen chaque année.

Il n'a pas été possible de savoir, mardi, si l'analyse du dossier concluait à un réel «bris de confidentialité» et si l'enseignant était considéré comme fautif.

Dans la foulée de cette affaire et d'une autre fuite liée à un examen de mathématique en sixième année, le ministre Proulx a demandé une révision des procédures d'administration des épreuves du Ministère.

«S'il y a des correctifs à apporter pour l'an prochain, il faudra le faire», a indiqué M. Proulx.

Après l'annulation par le MEQ, la première directive était de ne comptabiliser que la première partie de l'examen. Il est vite apparu que cette méthode entraînait son lot de problèmes. Le président de la Société des professeurs d'histoire du Québec, Raymond Bédard, a constaté que cela avait un effet à la baisse sur le résultat d'une majorité d'élèves. Dans plusieurs cas, cette pondération plaçait des étudiants dans une situation d'échec où ils ne se seraient pas retrouvés autrement.

Pétition

Une pétition a fait son apparition en ligne, à l'initiative d'un étudiant dans cette situation. Elle a récolté plusieurs milliers de signatures.

Les résultats finaux devaient être disponibles à partir de mardi. Une reprise de l'examen pour les élèves qui sont toujours en situation d'échec aura lieu le 27 juillet.

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