Francisation: quelques millions $ de plus annoncés

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Le projet de règles budgétaires concernant les cours de francisation comprend également un ajustement en cours d'année.

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(Québec) Le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx allongera 5 millions $ supplémentaires pour les services de francisation dans les commissions scolaires, évitant ainsi le statu quo, a appris Le Soleil.

Le Devoir révélait lundi que les coupes budgétaires qui ont eu cours cette année en francisation devaient être reconduites telles quelles pour la prochaine rentrée scolaire. En 2015-2016, les commissions scolaires ont eu à jongler avec une baisse globale de 26 % des sommes consacrées à l'accueil et à la francisation des élèves non francophones.

Approuvées mardi, les règles budgétaires pour 2016-2017 prévoient toutefois une légère hausse des montants liés à l'accueil et à la francisation des élèves non francophones. Il s'agit de 3 millions $ au départ, suivi d'un 2 millions $ qui pourra être accordé en cours d'année, selon les besoins des commissions scolaires. 

«Un montant supplémentaire pourra être alloué pour compenser financièrement les commissions scolaires qui accueillent un nombre important d'immigrants après le 30 septembre 2016», est-il indiqué dans les nouvelles règles budgétaires. 

Coupes inconcevables

Reste que pour le Parti québécois, ces coupes en francisation sont inconcevables, surtout que le gouvernement jongle avec l'idée de faire passer à 60 000 le nombre d'immigrants accueillis au Québec chaque année. «La langue, c'est la base de l'apprentissage. On veut que le gouvernement mette son pied à terre et y mette toutes les ressources nécessaires», lance Alexandre Cloutier, porte-parole à l'éducation, en entrevue téléphonique.

Celui qui brigue aussi le poste de chef du PQ voudrait faire du droit au français un droit fondamental. «L'apprentissage du français au Québec, alors qu'on est au milieu d'une mer anglophone, ça prend une importance particulière. Alors je pense que, qu'on soit immigrant, réfugié ou même analphabète, le droit au français est primordial», exprime-t-il.

Un défi

À la commission scolaire de la Capitale (CSC), qui reçoit le plus grand nombre de réfugiés dans la région de Québec, offrir des cours de francisation à tous les nouveaux arrivants représente «un défi», indique la porte-parole Marie-Élaine Dion. Pour l'année qui s'achève, le nombre de classes de francisation est passé de 5 à 10. «On a reçu beaucoup de réfugiés cette année, des Syriens, mais aussi des Centre-Africains», explique-t-elle.

En 2014-2015, la CSC avait droit à 1,2 million $ du gouvernement pour offrir de la francisation. En 2015-2016, cette somme a été coupée et ramenée à 700 000 $. «On a fait le choix de maintenir la même qualité de services», indique Mme Dion. Si bien que la CSC a dépensé 1,5 million $ en francisation cette année. Étant donné sa clientèle allophone en hausse, elle aura droit à 971 000 $ pour 2016-2017, ce qui ne couvrira toutefois pas toutes les dépenses du secteur.

«On reçoit plus d'enfants réfugiés et on ne les met pas sur une liste d'attente. On a l'obligation de les accueillir et de leur offrir de la francisation. Si bien que pour les prochaines années, on va être en mode rattrapage», explique Mme Dion.

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