Des règles plus sévères pour qu'aucun enfant n'échappe au système scolaire

La Direction de la protection de la jeunesse... (LA PRESSE CANADIENNE, Paul Chiasson)

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La Direction de la protection de la jeunesse est intervenue, mercredi, afin de vider une école clandestine de la communaité juive hasidique de Montréal.

LA PRESSE CANADIENNE, Paul Chiasson

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(Québec) Les règles entourant la fréquentation scolaire auront bientôt plus de mordant pour faire en sorte qu'aucun enfant n'échappe au système scolaire québécois.

«Actuellement, un élève ou un enfant qui n'a pas de code permanent n'existe pas au ministère de l'Éducation. C'est une réalité», a admis jeudi le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx, qui entend bien corriger la situation.

Le ministre réagissait à l'opération de la Direction de la protection de la jeunesse, qui a vidé une école clandestine de la communauté juive hassidique de Montréal mercredi.

M. Proulx n'est pas en mesure de dire combien le Québec compte d'écoles clandestines. Mais il a promis de s'attaquer à cette «problématique complexe».

«Je travaille actuellement sur un projet pour mieux encadrer toute cette question-là», a-t-il lancé. Ce projet devrait être déposé «très rapidement», peut-être même d'ici la fin de l'année, a indiqué le ministre. Pour l'heure, son attachée de presse Marie Deschamps soutient qu'une «démarche» est entamée, sans pouvoir confirmer si la Loi sur l'instruction publique devra être changée ou non.

Pour l'heure, le ministère de l'Éducation «a très peu d'outils pour intervenir» lorsqu'il doit faire face soit à une école clandestine, à une école illégale (qui opère sans permis) ou à une école qui possède un permis, mais qui a des «manquements» à son dossier, explique M. Proulx.

C'est que la Loi sur l'instruction publique donne aux parents la responsabilité de la scolarisation de leurs enfants. Le ministère de l'Éducation n'a pas le pouvoir d'intervenir directement.

Pas comptés

Le ministre a reconnu qu'il n'existe aucune donnée à l'heure actuelle qui indique combien de petits Québécois échappent au système scolaire. Il prône plus de communication entre les différents ministères pour arriver à faire ce «dénombrement».

«Il faut être capables de travailler ensemble pour s'assurer qu'on soit capables de faire le couplage de données», indique-t-il.

Bien qu'il ne s'oppose pas à l'école à la maison, il veut également s'assurer que cette pratique soit bien encadrée. «Si des gens vont à la scolarisation à la maison, il faut que ce soit une vraie scolarité, que ce ne soit pas une échappatoire.»

Jean-François Roberge, critique de la Coalition avenir Québec en éducation, déplore l'inaction de libéraux autant que des péquistes dans ce dossier. Selon lui, la loi actuelle permet au ministère de l'Éducation d'agir. «Ça n'a aucun sens, de laisser tomber ces jeunes-là, de les abandonner à l'obscurantisme [...] Il ne manque que la volonté gouvernementale et encadrer ces jeunes-là.» Avec Jean-Marc Salvet

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