Coupes jusqu'à 33 % par enfant dans les CPE

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(Québec) Les centres de la petite enfance (CPE) doivent composer avec des coupes récurrentes variant de 15 % à 33 % du montant alloué pour chaque enfant qu'ils accueillent en leurs murs. Ce qui se traduit par des groupes qui varient et un suivi moins personnalisé de chaque bambin.

Le constat provient du Regroupement des CPE des régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches, après qu'il eut pris connaissance des règles budgétaires reçues jeudi dernier (voir tableau). Si l'effort demandé est moins important pour les poupons, il est plus prononcé pour les groupes d'enfants de 4 ans. 

«Ce que le ministère [de la Famille] vient nous dire, c'est que vous ayez un groupe de 3 ans qui sont 8 ou un groupe de 4 ans qui sont 10, le financement est le même», explique Johanne Marquis, présidente du Regroupement. 

Le Ministère «invite» aussi les gestionnaires à couper dans le temps de travail des éducatrices, et à s'assurer d'avoir un taux global de présence des enfants de 80 %. 

«En début de journée et en fin de journée, il faut être en mesure de gérer les ratios. Ce qui veut dire qu'on peut avoir des enfants qui vont changer de groupes plusieurs fois», indique Mme Marquis.

Les centres de la petite enfance (CPE) doivent... (Infographie Le Soleil) - image 2.0

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S'il y a trop d'absents une journée, une éducatrice pourrait par exemple être invitée à retourner chez elle et les enfants de son groupe dispersés dans d'autres groupes.

Pour le Regroupement, ce type de mesure mine la qualité des services. «On fait quoi avec le lien d'attachement si le petit coco voit passer cinq éducatrices dans sa journée?» demande Mme Marquis. 

Nouvelle entente

Ces coupes ne représentent pas un effort d'un an seulement. Elles découlent de la nouvelle entente de financement des CPE, acceptée l'hiver dernier. 

Pour vérifier si ces compressions auront un effet sur la qualité des services offerts aux enfants, le Regroupement demande au ministre de la Famille, Sébastien Proulx, de mandater l'Institut de la statistique du Québec pour une nouvelle étude de qualité, à paraître en 2018, comme celles réalisées en 2003 et en 2013. «On veut qu'une instance indépendante vérifie si les choix qu'on fait comme société sont les bons», explique Élise Paradis, directrice générale du Regroupement. 

Une trentaine de parents de Québec ont formé ces dernières semaines un réseau de défense de la mission des CPE. Ils étaient une poignée à manifester devant le CPE Pomme d'Api, dans Saint-Roch, lundi, et ils se donneront de nouveau rendez-vous devant le bureau du ministre Proulx vendredi matin, pour lui remettre quelques cadeaux concoctés par les enfants.

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