300 ex-collègues de Blais veulent le retrait de son projet de loi sur l'aide sociale

Près de 300 professeurs et chargés de cours... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Près de 300 professeurs et chargés de cours universitaires, dont plusieurs de l'Université Laval, demandent à leur ancien collègue François Blais, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, d'abandonner son projet de loi 70 sur l'aide sociale. Ils affirment qu'il attente aux droits des plus pauvres de la société.

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(Québec) Près de 300 professeurs et chargés de cours universitaires, dont plusieurs de l'Université Laval, demandent à leur ancien collègue François Blais, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, d'abandonner son projet de loi 70 sur l'aide sociale. Ils affirment qu'il attente aux droits des plus pauvres de la société.

C'est une charge à fond de train qu'ont livrée quatre d'entre eux, lundi, contre le projet que porte l'ex-doyen de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval.

Aux côtés de représentants du Collectif pour un Québec sans pauvreté, ils ont dénoncé la possibilité que des pénalités puissent être imposées à des prestataires qui ne s'inscriraient pas dans une démarche de réinsertion ou qui manqueraient à leurs obligations.

Ils protestent aussi contre le flou des mesures à venir puisque celles-ci ne seront connues que par voie réglementaire, une fois le projet de loi adopté.

Le projet de loi 70 du ministre François Blais fait fausse route, insiste Sylvie Morel, professeure titulaire au Département des relations industrielles de l'Université Laval. Il va à l'encontre de ce qui doit être fait en matière d'intégration sociale et professionnelle, dit-elle.

«En obligeant sous contrainte de pénalités des personnes sans emploi à accepter n'importe quel emploi, ajoute Paul-André Lapointe, professeur au même département et à la même université, le projet de loi 70 contribue à maintenir et à accroître des emplois de mauvaise qualité, soit des emplois précaires, faiblement rémunérés et faiblement qualifiés. Ce dont le Québec aurait besoin, c'est d'un programme Objectif emploi de qualité.»

«Régressif»

Professeure adjointe à la Faculté de droit de l'Université Laval, Christine Vézina soutient que le projet de M. Blais est «régressif» et viole les prescriptions du Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels, en plus de constituer un accroc aux chartes canadienne et québécoise des droits de la personne.

Pierre Issalys, professeur titulaire à la Faculté de droit de l'Université Laval, cible les nombreuses réponses non encore fournies par le ministre Blais. «Qui sera visé par ce nouveau programme ? Que sera un 'emploi convenable' ? Jusqu'où la prestation dite de base pourra-t-elle être réduite?»

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté se félicite de voir croître le nombre d'opposants au projet de loi 70.

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