Plus de moyens réclamés pour l'éducation aux adultes

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À la commission scolaire des Premières-Seigneuries, 10 postes seront supprimés dès septembre à l'éducation aux adultes.

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(Québec) Dix postes seront supprimés dès septembre à l'éducation aux adultes de la commission scolaire des Premières-Seigneuries. Un exemple criant que le financement de ces écoles - fréquentées en grande partie par des décrocheurs - est déficient, selon la Coalition avenir Québec (CAQ).

«Dans cette commission scolaire, il y a moins d'élèves à temps complet cette année, mais plus à temps partiel. Mais ça, ça compte pas. Cinq élèves qui sont inscrits une journée par semaine, c'est financé à la même hauteur qu'un élève qui y va cinq jours», décrit Jean-François Roberge, porte-parole de la CAQ en matière d'éducation.

Martine Chouinard, secrétaire générale de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, confirme que ce n'est pas «de gaité de coeur» qu'un directeur adjoint, deux conseillers en orientation, deux techniciens en loisirs, un orthopédagogue, un éducateur spécialisé et trois employés de soutien verront leur poste coupé en septembre.

«À la formation générale aux adultes, ça fait quand même quelques années qu'on est dans une situation plus difficile, qu'on est déficitaires», explique-t-elle. Ces coupes permettront à la commission scolaire d'économiser 605 000 $.

Alors que ses quatre centres d'éducation aux adultes ont déjà accueilli 1000 élèves à temps complet par les années passées, ils seront l'an prochain autour de 800.

Mme Chouinard ne cache pas que ces coupes sont difficiles, car la clientèle des centres a «rajeuni» ces dernières années. Ce sont surtout des jeunes de 16 à 20 ans qui n'ont pas réussi à compléter leur secondaire à l'école secondaire, et non des adultes qui reviennent chercher une formation beaucoup plus tard.

Ces élèves sont souvent aux prises avec des difficultés d'apprentissage. «Il y a des dysphasiques, des jeunes qui sont atteints du trouble du spectre de l'autisme, mais leurs cotes ne suivent pas. Alors qu'ils avaient du financement particulier au secondaire, aux adultes, c'est fini. Ils ne reçoivent pas l'aide nécessaire. On s'entend que ça a pas de sens!» exprime M. Roberge.

De plus, aucun ratio n'est prévu pour les classes d'éducation aux adultes. Le tout est laissé à la discrétion des directions. Si bien qu'il peut y avoir plus de 30 élèves dans une même classe, a également dénoncé M. Roberge.

Selon lui, l'attention portée à l'éducation aux adultes doit être renforcée, surtout si le gouvernement libéral va de l'avant avec l'idée de rendre l'école obligatoire jusqu'à 18 ans.

Comme leurs clientèles sont stables ou en augmentation, aucune coupe n'est prévue en septembre à l'éducation aux adultes dans les commissions scolaires des Navigateurs, des Découvreurs et de la Capitale.

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