Institut d'excellence en éducation: «mettre de l'ordre» dans la recherche

Monique Brodeur, professeure à l'UQAM, espère que le... (Photothèque Le Soleil)

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Monique Brodeur, professeure à l'UQAM, espère que le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx (photo), annoncera un groupe de travail pour étudier son projet d'un Institut national d'excellence en éducation.

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(Québec) La recherche en éducation est tellement «foisonnante» au Québec qu'on s'y perd, croit la professeure Monique Brodeur. D'où la nécessité de créer un Institut national d'excellence en éducation (INEE), qui se chargerait de «mettre de l'ordre» dans tout ce qui se publie sur le sujet.

Réagissant à la sortie d'un groupe de chercheurs, qui trouve «inutile» une telle structure, Mme Brodeur défend le projet, qu'elle pilote depuis deux ans et qui est maintenant dans les bonnes grâces du ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx.

«Si vous êtes un parent ou un prof et que vous cherchez les meilleures pratiques pédagogiques adaptées à votre enfant, ou à votre classe, vous allez où? Les gens ne savent plus où donner de la tête!» lance la doyenne de la Faculté des sciences de l'éducation à l'UQAM.

L'INEE permettrait de répertorier les recherches, de les analyser, de les classer, de les vulgariser et de les rendre accessibles facilement. «Un Institut ne pourra jamais dire à l'enseignant quoi faire dans sa classe. Mais au moins, si l'enseignant cherche une source d'information indépendante et fiable, il y aura accès», explique Mme Brodeur.

Pour l'heure, des dizaines, voire des centaines de chercheurs québécois scrutent les façons de faire en éducation. Mais personne ne chapeaute le tout.

Le Conseil supérieur de l'éducation, qui existe depuis les années 60, a pour mission de conseiller le ministre. Mais il est composé de membres de la société civile qui travaillent en éducation, non pas de scientifiques, fait valoir Mme Brodeur.

Des décisions prises sur une base idéologique

Selon elle, les décisions des dernières décennies n'ont pas été assez basées sur la science : elles étaient plutôt prises sur une base idéologique ou politique. «Si on veut assumer notre responsabilité face à nos enfants, il faut prendre en compte ce qui dit la recherche.»

Créer l'INEE coûterait quelques millions de dollars chaque année, évalue Mme Brodeur. Une somme «minime» sur le budget total destiné à l'éducation.

Loin de vouloir créer un conflit sur la question, Mme Brodeur appelle tous ceux qui s'y intéressent à s'unir pour en discuter. Elle espère que le ministre Proulx créera bientôt un groupe de travail pour l'étudier. «L'idée, c'est pas de contraindre les gens, c'est de les aider.»

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