Institut d'excellence en éducation: une structure «inutile», disent des chercheurs

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, veut aller... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, veut aller de l'avant avec l'Institut national d'excellence en éducation, qui fait partie de sa nouvelle plate-forme pour la réussite.

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(Québec) Un groupe de 70 chercheurs s'oppose à la création d'un Institut national d'excellence en éducation. Cette nouvelle structure serait selon eux totalement «inutile».

«L'intention derrière ça, c'est d'être centralisateur. Pourtant, le ministre dit qu'il faut décentraliser l'éducation au niveau des écoles», plaide Thérèse Laferrière, directrice du Centre de recherche et d'intervention sur la réussite scolaire (CRIRES), à l'Université Laval.

En collaboration avec tous les membres du réseau PÉRISCOPE, qui comprend 70 universitaires et experts, elle a dénoncé jeudi l'intention du ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, d'aller de l'avant avec un tel institut.

Cette idée fait partie de la nouvelle plate-forme pour la réussite du ministre, telle que dévoilée aux militants libéraux en fin de semaine dernière. Elle comprend aussi l'amélioration de la formation des enseignants et la fréquentation de l'école de 4 à 18 ans.

Mme Laferrière explique que le Québec compte déjà un Conseil supérieur de l'éducation, qui a pour mission de donner son avis au ministre et au ministère de l'Éducation sur les principaux enjeux qui les touchent. Plusieurs groupes de recherche sur la réussite, dont le CRIRES, sont aussi très actifs. «Il y a des gens qui disent qu'il n'y a rien de ça qui marche et qu'un institut, ça va nous simplifier la vie. Mais en réalité, il y a bien des choses que la recherche dit et qui n'est pas applicable partout», explique Mme Laferrière.

Un tel institut s'inspirerait de l'Institut national d'excellence en santé et services sociaux (INESSS), qui approuve les nouveaux médicaments et les vaccins qui seront offerts gratuitement aux Québécois. L'INESSS évalue leur efficacité en se basant sur des données scientifiques. Le gouvernement voudrait appliquer la même rigueur aux pratiques pédagogiques qui seraient pratiquées dans les écoles.

«On peut pas décréter ça d'en haut comme ça! Les écoles doivent avoir de la souplesse», croit Mme Laferrière, pour qui s'engager dans cette voie équivaut à remettre de l'avant une «chicane de structure» au lieu de s'occuper directement des enfants.

La plate-forme du ministre Proulx, qui sera soumise à une grande consultation publique à l'automne, compte aussi des appuis dans le milieu universitaire. Mardi, une quinzaine de chercheurs lui ont fait parvenir une lettre l'encourageant à aller de l'avant avec ses idées.

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