Plus d'écoles de l'est en difficulté

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L'école Assomption de Val-d'Espoir, un arrondissement de Percé, est déserte depuis septembre. Une tentative d'en faire une école entrepreneuriale et environnementale n'a pas porté ses fruits.

Collaboration spéciale Geneviève Gélinas

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Saint-Ulric) Le déclin démographique fait mal dans l'Est-du-Québec. En Gaspésie, une troisième école mettra la clé sous la porte à la fin des classes. Ailleurs en région, certains niveaux sont menacés.

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Deux écoles du sud de la Gaspésie n'ont pas accueilli d'élèves cette année et une troisième s'ajoute pour la prochaine rentrée. L'école de Val-d'Espoir, à Percé, est déserte depuis septembre. Une tentative d'en faire une école entrepreneuriale et environnementale n'a pas porté ses fruits. L'école de Saint-Alexis-de-Matapédia est fermée et le bâtiment est à vendre. Les portes de l'école de Saint-Elzéar demeureront verrouillées en septembre. «C'est une école à vocation technologique, fait valoir Chantal Bourdages, de la Commission scolaire René-Lévesque. Il n'y a que huit élèves inscrits pour septembre.»

Les secteurs de Gaspé et du côté nord de la péninsule ont vu fondre leur clientèle scolaire de plus du quart depuis 2004. Quoi qu'il en soit, aucune école n'a fermé ses portes. La solution? Les classes multiniveaux. Mais encore faut-il avoir le nombre requis, ce qui n'est plus le cas des écoles de Cloridorme, de Marsoui et de Murdochville. Les commissaires sont saisis de la situation. Malgré une diminution de 36 % depuis 2004, aucune école des Îles-de-la-Madeleine n'a fermé ses portes. À Grande-Entrée, l'école compte 14 élèves répartis dans deux classes. Les plus vieux sont en communication Web avec des écoliers de la Gaspésie.

À la Commission scolaire de la Côte-du-Sud, l'école Saint-Marcel,du village du même nom, est menacée de fermeture. Moins de 15 élèves y sont inscrits pour l'an prochain. «Sa situation sera réévaluée en mars 2017», explique la conseillère en communication, Catherine Létourneau. Sans être menacées de fermeture, les écoles de Sainte-Apolline et de Sainte-Luce-de-Beauregard ne dénombrent, cette année, que 19 et 13 élèves.

Les clientèles sont en légère hausse au sein des commissions scolaires de Portneuf, de Charlevoix et de la Beauce-Etchemins.«Notre plus petite école compte 21 élèves, à Saint-Irénée, et il n'est pas question de la fermer», soutient Julie Normandeau, de la Commission scolaire de Charlevoix.

Sur la Côte-Nord, la possibilité de fermer l'école de Franquelin revenait encore dans les discussions il y a quelques mois. Mais les nouvelles mesures de soutien à l'éducation annoncées en mars par Québec sauvent l'école Père-Duclos pour au moins trois ans. À Port-Cartier, Sept-Îles et Fermont, il n'est pas question de fermetures d'écoles, même si la débâcle du marché du fer a des conséquences sur le nombre d'élèves. En trois ans, les établissements ont perdu 264 élèves.

Dans La Matanie et La Matapédia, les classes de maternelle des écoles de Baie-des-Sables, de Saint-Adelme, de Saint-Luc, de Saint-Vianney et de Saint-Tharcissius n'ont pas le seuil minimal requis de 10 élèves. À Baie-des-Sables, les niveaux de 1re et de 2 secondaires suscitent également des inquiétudes puisque seulement 12 élèves y sont inscrits.

Même chose dans La Mitis. «On a deux petites écoles qui n'ont pas le nombre requis pour offrir le préscolaire», indique Josée Fournier de la Commission scolaire des Phares. Par conséquent, les petits de La Rédemption et de Métis-sur-Mer devront fréquenter une autre école.

Multitude d'initiatives

Certains milieux rivalisent d'initiatives pour conserver leur école. C'est le cas à Saint-Éloi, dans les Basques, qui a développé une vocation multisports. À Saint-Marc-du-Lac-Long, au Témiscouata, l'école s'est dotée d'une spécialité dans l'enseignement de l'anglais.

À Kamouraska, des municipalités ont pris la situation en main afin de maintenir leur école ouverte. «À Saint-Bruno, on a interpellé la municipalité il y a deux ans, raconte Éric Choinière de la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup. La clientèle est passée de 18 à 24. À Saint-Paul-de-la-Croix, la municipalité a acheté quatre à cinq terrains pour donner aux familles qui venaient s'installer dans le village.» Avec la collaboration de Patricia Cloutier, Gilles Gagné, Fanny Lévesque, Geneviève Gélinas, Steeve Paradis et André Bécu

Godbout offre beaucoup pour attirer les élèves

Certaines municipalités y vont de moyens hors de l'ordinaire pour tenter d'assurer l'avenir de leur seul établissement scolaire. L'école Mgr-Labrie de Godbout, sur la Côte-Nord, est du lot.

La municipalité de 300 âmes a adopté en février son programme «Accueil élèves-familles 2016-2020», en vertu duquel elle offre 2000 $ sur deux ans et le repas du midi gratuit pour chaque nouvel enfant inscrit à son école, même si ceux-ci viennent de Franquelin ou de Baie-Trinité, les deux villages voisins.

Dans son programme, Godbout propose aussi la surveillance des enfants et entend remettre l'équivalent de la taxe de bienvenue à toute nouvelle famille avec enfant nouvellement établie de manière permanente dans la localité.

Avec ce programme, l'un des objectifs de la mairesse de Godbout, Nicole Champagne, est d'offrir de meilleurs services en concentrant plus d'élèves dans une même école. Ses collègues de Franquelin et de Baie-Trinité ne se sont pas formalisés de cette offre qui sort des sentiers battus.

On peut dire que, jusqu'à présent, l'initiative n'a pas fait courir les foules. Les prévisions 2016-2017 de la Commission scolaire de l'Estuaire font état de seulement huit élèves inscrits à l'école Mgr-Labrie, soit deux de moins que durant la présente année scolaire. Chez les voisines, l'école Père-Duclos de Franquelin prévoit accueillir trois élèves de plus, soit 9 au total, alors que pour l'école Saint-Joseph de Baie-Trinité, le nombre d'élèves devrait passer de 20 à 17. Signalons qu'aucune école de la commission scolaire n'est menacée de fermeture pour les trois prochaines années. Steeve Paradis (Collaboration spéciale)

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