Ouverture du ministre Proulx à l'école jusqu'à 18 ans

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

Agrandir

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, se montre favorable à l'idée de faire en sorte que les jeunes Québécois suivent une formation ou soient en apprentissage jusqu'à l'obtention d'un diplôme ou jusqu'à 18 ans, tel que le suggère la Commission politique du Parti libéral du Québec.

Il nie avoir rejeté il y a moins de deux semaines une proposition du genre émanant de la Coalition avenir Québec, insistant sur le fait que c'est uniquement contre les «pénalités» qu'elle contenait qu'il en avait- et qu'il en a.

«Ce que j'ai dit, c'est que j'étais contre les pénalités, contre le fait de punir des gens», a-t-il confié mardi.

Le parti de François Legault a demandé que l'on rende l'école obligatoire jusqu'à 18 ans et que l'on interdise dans la foulée aux décrocheurs sans diplôme de travailler pendant les heures régulières de classe (jusqu'à l'atteinte de leur majorité, s'entend).

Par la voix d'Alexandre Cloutier, le Parti québécois avait prié le gouvernement de rejeter cette proposition, ce qu'il s'était empressé de faire.

C'était avant que les propositions de la Commission politique du PLQ sur l'éducation soient dévoilées. Elles l'ont été vendredi dernier.

L'exemple anglais

Sébastien Proulx a bien noté que la Commission politique du Parti libéral du Québec n'évoque aucune sanction ou interdiction dans sa proposition demandant au gouvernement de Philippe Couillard d'évaluer la possibilité d'augmenter l'âge de l'instruction publique obligatoire à 18 ans pour les élèves qui n'ont pas obtenu un diplôme ou une attestation d'études secondaires ou professionnelles.

Si une telle proposition était adoptée par un gouvernement du Québec, un jeune de 16 ou 17 ans pourrait travailler, mais devrait en contrepartie s'engager à suivre parallèlement une formation ou un apprentissage, pensent certains.

Un tel modèle a donné des résultats en Angleterre, souligne l'expert en éducation Égide Royer.

Bémols du côté des maternelles

Le ministre de l'Éducation, qui est aussi celui de la Famille, émet par contre de très sérieux bémols sur l'autre volet de la proposition de la Commission politique de son parti, celle d'étendre la maternelle à tous les enfants de quatre ans d'ici 2025, peu importe leur milieu socio-économique.

M. Proulx indique que le Québec possède déjà un «réseau de garde éducatif», laissant ainsi entendre que les deux doivent et devront cohabiter. Pour l'instant, il n'entend pas déroger à son plan qui prévoit l'implantation de classes de maternelle pour les enfants de quatre ans uniquement dans les quartiers défavorisés.

Les propositions de la Commission politique du Parti libéral du Québec seront débattues en fin de semaine par les militants libéraux qui se réuniront à Drummondville lors d'un Conseil général de leur formation. «On est très heureux d'avoir un Conseil général qui va beaucoup parler d'éducation», a dit le premier ministre et chef libéral, Philippe Couillard, mardi.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer