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Conflit à la CS des Navigateurs: intervention du ministre demandée

Il semble que seule l'intervention du ministre Sébastien... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Il semble que seule l'intervention du ministre Sébastien Proulx pourra dénouer une situation conflictuelle qui existe entre François Caron, le président de la commission scolaire des Navigateurs, et les commissaires.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Un conflit fait rage au sein de la commission scolaire (CS) des Navigateurs, sur la Rive-Sud de Québec. Tellement que la majorité des commissaires demandent maintenant à Sébastien Proulx, ministre de l'Éducation, d'intervenir.

Le différend qui couvait depuis janvier s'est envenimé lors de la dernière séance extraordinaire du conseil des commissaires, le 6 mai. Le Soleil a obtenu copie des résolutions qui ont été adoptées par la majorité des commissaires lors d'un vote secret. 

L'une d'elles demande que le ministre Proulx «soit avisé et prenne action, afin de dénouer la situation conflictuelle qui existe entre M. François Caron, président de la commission scolaire des Navigateurs et les commissaires».

«Actuellement, il est complètement isolé», a soutenu une source à l'intérieur de l'instance, qui a souhaité rester anonyme. 

C'est un mémoire sur le projet de loi 86, qui porte sur la gouvernance scolaire, qui a mis le feu aux poudres. Le document a été écrit par François Caron, président de la CS des Navigateurs, en collaboration avec neuf autres présidents des CS de la grande région de Québec et de la Chaudière-Appalaches. Le mémoire s'opposait vivement à ce que les parents obtiennent plus de pouvoir au sein des CS. 

Mis devant le fait accompli, certains commissaires des Navigateurs n'ont pas du tout apprécié certains passages du document, qui mettaient en lumière la «fragilité de l'implication des parents» dans les commissions scolaires, donnant des exemples précis qui ciblaient des parents impliqués à la CS des Navigateurs. 

Appelé à réagir, François Caron a expliqué qu'il avait finalement changé lesdits passages «pour ne pas heurter les sensibilités». Mais ces changements n'ont pas satisfait le conseil. 

M. Caron a ensuite invoqué le fait qu'il participait à ce mémoire à titre personnel, ce à quoi ses opposants ont répliqué avec un avis juridique qui stipule que le président d'une commission scolaire parle toujours au nom de celle-ci et qu'il «doit respecter la volonté exprimée par le conseil des commissaires». 

C'est la discussion autour de cet avis juridique qui n'a jamais pu avoir lieu vendredi, M. Caron refusant de sortir de la salle. «J'ai refusé de me retirer, j'ai le droit de présider les réunions même quand je suis visé», a-t-il indiqué en entrevue téléphonique.

M. Caron l'avoue, le climat est «pourri» au conseil des commissaires. Surtout à cause de frictions avec certains commissaires parents. L'an dernier, la CS est même allée en cour pour expulser de leurs fonctions quatre parents bénévoles.

Affligé par le conflit, M. Caron a déjà pensé quitter ses fonctions. «Mais on m'a élu pour quatre ans et reprendre l'élection d'un président, ça coûte cher à la commission scolaire», soutient ce retraité de la fonction publique. Surtout que cette «crise politique» n'affecterait en rien la gestion des affaires courantes de la commission scolaire. 

Anne-Catherine Couture, attachée de presse du ministre Proulx, a fait savoir mardi que «le ministre n'entend pas intervenir» dans ce dossier. «Ils sont imputables et doivent assumer leur responsabilité d'élus», ajoute-t-elle.

«Inadmissible»

À la Fédération des comités de parents (FCPQ), la présidente Corrine Payne trouve la situation «inadmissible». «Le président est juge et partie dans les commissions scolaires, ça n'a pas de bon sens!»

Selon elle, des mesures inscrites dans le projet de loi 86 permettraient au ministre de l'Éducation d'avoir plus de poigne dans de telles situations et d'agir, parce que pour l'instant, il aurait les mains liées. 

Le cas de la CS des Navigateurs serait d'ailleurs symptomatique du «climat malsain» qui règne dans le réseau depuis le dépôt du projet de loi 86, soutient Mme Payne. Pour l'heure, le ministre de l'Éducation est toujours en réflexion quant à la suite à donner au projet de loi. «Il faut que le ministre envoie un message clair au réseau, à savoir s'il y a des changements dans la gouvernance qui s'en viennent ou non», soutient Mme Payne.

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