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École jusqu'à 18 ans: Couillard contredit par la commission politique du PLQ

Il y a 10 jours à peine, le... (Photo La Presse Canadienne)

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Il y a 10 jours à peine, le gouvernement de Philippe Couillard avait rejeté des propositions de la CAQ proposant l'école obligatoire jusqu'à 18 ans.

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(Québec) La commission politique du Parti libéral du Québec (PLQ) demande au gouvernement de Philippe Couillard de songer à rendre l'école obligatoire jusqu'à 18 ans, de contraindre les enseignants à une formation continue tout au long de leur carrière, et de faire en sorte que leur ancienneté ne soit plus le principal facteur leur permettant de choisir l'établissement où ils enseigneront. Vifs débats en perspective!

La commission politique du Parti libéral du Québec veut secouer le cocotier du milieu québécois de l'éducation et de ses pratiques. C'est l'objectif non avoué de la «résolution-cadre» qu'elle soumettra aux militants libéraux la fin de semaine du 14 et 15 mai à Drummondville. Le Soleil a obtenu en primeur une copie du document.

Le texte de la résolution s'étire sur plus de 20 pages. Il propose que le gouvernement du Québec fasse de l'éducation «une priorité nationale» et qu'il définisse, en conséquence, «un nombre limité d'objectifs» à poursuivre.

Un peu comme la Coalition avenir Québec (CAQ) l'a réclamé il y a deux semaines, la commission politique du PLQ souhaite que le gouvernement prolonge le nombre d'années scolaires des jeunes Québécois.

Les résolutions qu'elle déposera sur ce volet précis de sa proposition générale suggèrent de poursuivre le déploiement de la «maternelle quatre ans» dans les milieux défavorisés et d'évaluer la possibilité de l'étendre sur l'ensemble du territoire d'ici 2025; et, à l'autre bout du parcours, de jauger celle d'augmenter l'âge de l'instruction publique obligatoire à 18 ans «pour les élèves qui n'ont pas obtenu un diplôme ou d'attestation d'études secondaires ou professionnelles».

Il y a 10 jours à peine, le gouvernement de Philippe Couillard a rejeté des propositions de la CAQ allant en ce sens. Mais les libellés de la commission politique du PLQ sont quelque peu différents de ceux du parti de François Legault.

Notons ici que l'instance libérale n'a pas nécessairement été inspirée par la CAQ, puisqu'elle planche sur le sujet depuis plusieurs mois.

Évaluation des enseignants

Sur l'évaluation des enseignants, la commission politique préconise le rehaussement des critères d'admission aux programmes de formation, et ce, «pour améliorer la qualité de l'enseignement, notamment en ce qui a trait à l'enseignement de la langue».

Plus inusité : elle demande de créer pour les enseignants «une obligation de formation continue et de mise à jour périodique des compétences linguistiques et des autres compétences jugées opportunes».

À noter : cette obligation passerait par une révision du Règlement sur les autorisations d'enseigner, un règlement qui, comme son nom l'indique, encadre les conditions liées à l'émission et au maintien des autorisations d'enseigner.

Une proposition qui sera jugée plus controversée par certains demande au gouvernement de «travailler à mettre fin à l'ancienneté comme unique facteur déterminant l'ordre d'attribution des choix de classe». Ce changement devrait être négocié lors du renouvellement des conventions collectives, précise-t-on.

Dans son document, la commission explique vouloir éviter que les enseignants avec le moins d'expérience se retrouvent avec les groupes ayant le plus de difficultés. Elle ajoute vouloir «favoriser l'attribution de la meilleure ressource au bon endroit pour la réussite des élèves». Les syndicats enseignants ont toujours été opposés à des demandes du genre.

Sur un autre plan, la commission politique presse Québec de mieux rémunérer les jeunes enseignants de manière à assurer une certaine «attractivité» à leur métier.

Plus globalement, elle suggère de créer un Institut national d'excellence en éducation, à l'image de l'Institut national d'excellence en santé et services sociaux. Il aurait le mandat de «promouvoir l'excellence dans l'usage de méthodes pédagogiques basées sur des données probantes».

Sur d'autres plans, et plus spécifiquement, elle réclame que soit amélioré le dépistage des difficultés de lecture et d'apprentissage dès la maternelle et la petite enfance, et de porter une attention particulière à l'accompagnement des élèves en difficulté lors de leur entrée au secondaire. Il faut accroître les ressources spécialisées comme les orthopédagogues et les psychoéducateurs, insiste-t-elle.

«Alors que les dernières années ont été monopolisées par les questions de structures, de gouvernance et de ressources, trop peu d'efforts ont été déployés autour de ce qui importe le plus, c'est-à-dire, l'apprenant, son milieu et les facteurs reconnus pour favoriser sa réussite scolaire», postule l'instance du Parti libéral du Québec.

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