Les enseignants de la CS des Premières-Seigneuries gagnent une première bataille

Au cours de l'automne, les enseignants de la... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Au cours de l'automne, les enseignants de la région de Québec ont pris part à quatre journées de grève générale.

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(Québec) Les professeurs de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries ont eu gain de cause dans leur bataille pour conserver leurs journées pédagogiques. Un arbitre a ordonné à la commission scolaire de maintenir les journées pédagogiques des 6 et 20 mai 2016.

En février dernier, dans une lettre envoyée aux parents, la commission scolaire indiquait que le 22 avril (finalement reprise pour tempête), le 6 et le 20 mai allaient devenir des journées de classe afin de compenser les quatre journées de grève des enseignants de l'automne 2015. La commission scolaire se défendait en soulignant que cette décision s'appuyait sur une disposition de la convention collective locale.

Le syndicat s'était fortement opposé à cette mesure. Il avait alors décidé de la contester devant les tribunaux d'arbitrage du secteur de l'éducation. Le président du Syndicat de l'enseignement de la région de Québec, Denis Simard, percevait cet affront comme un «déni du droit de grève» et un «non-respect du travail» du personnel.

Joint par Le Soleil, M. Simard s'est dit soulagé face à la décision de l'arbitre, Me Denis Nadeau. Il dit avoir reçu plusieurs courriels de membres heureux «de cette bonne nouvelle».

«On est très content. Dans sa décision, Me Denis Nadeau indique notamment que dans l'évaluation du poids des inconvénients, je suis d'avis qu'en cas de refus de la présente demande de sauvegarde, les méfaits et les inconvénients découlant de la décision de l'employeur [...] pèsent plus lourdement du côté syndical que pour l'employeur», relate M. Simard, ajoutant que pour les élèves, les professeurs ont travaillé afin de compenser le temps perdu en classe.

Conclusion à venir

Du côté des Premières-Seigneuries, on confirme se plier à la demande et maintenir les journées pédagogiques prévues. Les services de garde seront ouverts lors de ces journées, peut-on lire dans un communiqué.

«Dans ce dossier, la priorité de notre commission scolaire a toujours été de favoriser la réussite des élèves en leur assurant le maximum de temps d'apprentissage de qualité, particulièrement pour ceux à risque et en difficulté d'apprentissage. Notre conviction profonde, c'est que chaque jour de classe peut faire la différence pour la réussite des élèves», affirme Serge Pelletier, directeur général de la Commission scolaire.

Bien que les enseignants aient remporté une première bataille, le litige n'est toutefois pas terminé. La Commission scolaire avait demandé que ce dossier soit immédiatement entendu sur le fond du litige en ce qui a trait à l'interprétation de l'application du texte de la convention collective. Toutefois, la décision rendue par Me Nadeau ne touche pas le fond du texte.

La question sera tranchée définitivement plus tard, dit la commission scolaire.

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