L'UQAR encore dans le rouge

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(Québec) Pour une deuxième année consécutive, l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) n'arrivera pas à joindre les deux bouts. Pour 2016-2017, elle prévoit un déficit de 2,8 millions $ et devra présenter un plan de redressement au gouvernement.

Le recteur Jean-Pierre Ouellet n'hésite pas à parler d'une des périodes «les plus difficiles de l'histoire» de l'UQAR. L'institution, qui n'avait pas fait de déficit depuis 2002, termine son année 2015-2016 avec un manque à gagner de 1,8 million $. Le gouvernement retiendra une partie de son financement jusqu'à ce qu'il soit satisfait de son plan de redressement.

Pour couper dans les dépenses, l'université a dû réduire le nombre de cours offerts et a choisi d'abolir ou de ne pas remplacer 26 postes de professeurs qui ont quitté ou sont partis à la retraite. Des postes d'employés de soutien et de cadres sont également non comblés.

«Nous, c'est sûr qu'on peut pas donner des cours dans un amphithéâtre à 300 personnes. On a des groupes de 20, 30 étudiants parfois. Alors ça coûte plus cher d'offrir le service», explique M. Ouellet.

Comme l'université fonctionne avec un seul budget, autant le campus de Lévis, qui compte 3500 étudiants, que le campus de Rimouski, qui en compte un peu moins, sont affectés. L'université a aussi déployé plusieurs points de service en Chaudière-Appalaches, dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Haute-Côte-Nord. Mais elle a pris la décision de n'en fermer aucun. «On ne veut pas couper notre présence sur le territoire, parce qu'on considère que ça fait partie de notre mission», commente M. Ouellet.

En attirant des étudiants de partout au Québec et des étudiants étrangers, l'UQAR avait réussi à augmenter sa clientèle de 25% depuis 2010. Mais pour la première fois cette année, elle doit faire face à une baisse. Le creux démographique qui frappait les cégeps de plein fouet il y a deux ans atteint maintenant les universités québécoises.

M. Ouellet évoque également l'accélération des compressions budgétaires du gouvernement pour expliquer la situation financière de l'institution. «Les compressions ont été plus rapides que notre capacité à nous adapter à la situation», dit-il. Comme 83% du budget de l'université est lié à la masse salariale, en majorité d'employés syndiqués, il est difficile pour les dirigeants de la comprimer.

La deuxième

L'UQAR est la deuxième université québécoise à annoncer qu'elle sera le rouge pour la prochaine année. L'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a annoncé mardi qu'elle allait faire un déficit de 15,9 millions $ et n'aurait d'autre choix que d'appliquer une cure minceur. Elle devra aussi présenter un plan de redressement au gouvernement.

L'année financière de toutes les universités québécoise se termine le 30 avril. Elles ont adopté ou sont sur le point d'adopter leur budget pour l'année suivante.

À Québec, l'Université Laval devrait le faire dans les prochaines semaines. Sans présumer de ce qui sera annoncé, l'UL s'est donnée comme philosophie ces dernière années l'atteinte de l'équilibre budgétaire, question de préserver son «autonomie de gestion», indique le porte-parole Samuel Auger.

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