Le «scandale» des bonis dans les commissions scolaires démenti

Le «coup de théâtre» qu'avait préparé le député Jean-François Roberge pour la... (Photothèque Le Quotidien)

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(Québec) Le «coup de théâtre» qu'avait préparé le député Jean-François Roberge pour la période des questions mercredi n'a pas fait long feu. Le caquiste a avancé que les fonctionnaires des commissions scolaires avaient touché 77 millions $ en primes et en bonis en 2014-2015, information démentie plus tard par les commissions scolaires, les cadres scolaires et le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx.

«Je pense que M. Roberge a insulté un peu tout le monde et a fait de la désinformation auprès des parents», a commenté le ministre Proulx en entrevue en fin de journée. Selon lui, ce «scandale» sorti de son chapeau était «de mauvais goût». 

Le ministre de l'Éducation a tenu à rassurer la population : aucun fonctionnaire des commissions scolaires n'a touché de boni de performance ou de prime l'an dernier. Le 77 millions $ auquel le député Roberge faisait référence est de l'argent qui a été versé au personnel syndiqué du réseau de l'éducation, selon des modalités prévues aux conventions collectives.

Le porte-parole caquiste en d'éducation, Jean-François Roberge... (Archives La Presse, David Boily) - image 2.0

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Le porte-parole caquiste en d'éducation, Jean-François Roberge

Archives La Presse, David Boily

Étonnée par cette sortie, la Fédération des commissions scolaires a expliqué qu'un enseignant pouvait recevoir une prime parce que sa classe dépasse le ratio maître-élèves prévu. Ou un orthopédagogue compensé parce qu'il doit faire des dizaines de kilomètres chaque matin pour aller travailler (prime d'éloignement). 

Même stupéfaction à l'Association québécoise des cadres scolaires, qui s'étonne que de telles informations aient pu être véhiculées à l'Assemblée nationale «sans être vérifiées». Le directeur général Jean-François Parent assure que le versement de bonis aux cadres est interdit, comme le prévoit la loi 100, adoptée en 2010. 

En entrevue téléphonique en fin de journée, Jean-François Roberge considérait toujours que «toute la lumière n'avait pas été faite sur ces questions-là». Selon lui, les mots primes et bonis écrits par le ministère de l'Éducation sur le document transmis à la Coalition avenir Québec n'étaient pas les bons. «J'espère que quelqu'un au ministère de l'Éducation va se faire savonner les oreilles un peu parce qu'ils nous ont induits en erreur», lance-t-il.

La Fédération des comités de parents se questionne également sur la nature exacte de ces primes et demande à ce que la lumière soit faite.

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