Le transfert massif d'élèves évité à la CS des Navigateurs

L'école Saint-Dominique de Lévis déborde.... (Image tirée de Google Street View)

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L'école Saint-Dominique de Lévis déborde.

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(Québec) Un an après avoir été l'hôte d'un transfert massif d'élèves, l'école Saint-Dominique de Lévis déborde déjà. Pour régler le problème, la commission scolaire des Navigateurs voulait transférer une classe de maternelle complète vers une autre école voisine. Mais devant le mécontentement de plusieurs parents, elle s'est ravisée et a décidé de transformer le chalet de loisirs Bienville, situé tout près, en local de musique.

En tout, c'est environ 25 transferts qui seront évités pour septembre. Lors de l'inscription des tout-petits, en février, tous les parents avaient été avisés du probable manque d'espace.

Isabelle, maman d'une fillette de deuxième année et d'un garçon qui commencera la maternelle en septembre, trouve tout à fait inacceptable que les parents aient été plongés dans l'inquiétude durant des mois et déplore l'improvisation qui semble régner à la commission scolaire des Navigateurs.

«Il y a tellement de lacunes en planification! constate-t-elle. On nous dit qu'on se base sur des prévisions! Nos enfants sont subventionnés pour aller à la garderie, ils doivent bien exister quelque part dans le système!»

Isabelle trouve la situation d'autant plus surprenante que l'école Saint-Dominique a été utilisée en septembre 2015 pour pallier un débordement de l'école Notre-Dame-de-Lévis, sa voisine. Elle a accueilli environ 100 nouveaux élèves, soit tous ceux qui habitent dans le nouveau développement résidentiel situé derrière le pavillon de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Le directeur général adjoint de la commission scolaire... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Le directeur général adjoint de la commission scolaire des Navigateurs, Benoît Langlois, a accepté de rencontrer des journalistes lundi. 

Le Soleil, Patrice Laroche

«C'était pas une surprise»

Après avoir été sollicité pendant plusieurs semaines, Benoît Langlois, directeur général adjoint de la commission scolaire des Navigateurs, a accepté de rencontrer quelques journalistes lundi. «Saint-Dominique, on avait l'espace l'an dernier, mais on savait que ça allait être serré. C'était pas une surprise, ça a été présenté aux parents», justifie-t-il. Même s'il avait transféré seulement la moitié des élèves du nouveau quartier, ça n'aurait pas été suffisant pour désengorger l'école Notre-Dame à long terme. «Les parents m'avaient demandé un transfert qui ne change pas après deux ou trois ans, un transfert qui est définitif dans le temps», dit-il. Le transport scolaire est aussi facilité quand tous les enfants d'un même quartier fréquentent la même école.

C'est pourquoi l'école Saint-Dominique, qui comptait beaucoup d'espace ces dernières années, se trouve aujourd'hui engorgée. Certains élèves pourraient tout de même être transférés à Saint-Joseph d'ici septembre, mais ils devraient se compter sur les doigts d'une main, assure M. Langlois.

Le directeur général adjoint croit toujours que le transfert massif de l'an dernier était «une bonne décision». Même à long terme? «On prévoit avoir besoin du chalet de loisirs comme local de musique pendant deux ou trois ans. La clientèle du côté de Saint-Dominique est à son plus haut, mais elle doit redescendre d'ici 2019-2020», soutient M. Langlois.

Pour l'heure, la commission scolaire des Navigateurs est en demande auprès du ministère de l'Éducation pour la construction de nouveaux locaux à Saint-Apollinaire et à Saint-Nicolas. Aucune nouvelle construction d'école primaire n'est prévue dans l'est de la ville. Mais si le développement résidentiel se poursuit, un besoin pourrait se faire sentir. «On est en analyse, on regarde aussi des hypothèses de cohabitation avec le secondaire pour l'horizon de 2019-2020», explique M. Langlois.

Planification scolaire: exercice périlleux

À ce temps-ci de l'année, toutes les commissions scolaires travaillent à ce que chaque élève ait une place dans son école de quartier. Mais avec les déménagements, les séparations, l'exil vers l'école privée ou toute autre «surprise» qui peut survenir d'ici la rentrée scolaire 2016-2017, l'exercice peut parfois s'avérer périlleux.

«On essaie qu'il y en ait le moins possible [de transferts] mais c'est difficile, voire impossible d'arriver à zéro», explique Mélanie Rhainds, coordonnatrice aux services éducatifs des jeunes de la commission scolaire de la Capitale.

Dans la grande région de Québec, toutes les commissions scolaires doivent composer avec une importante augmentation de la clientèle au primaire, tandis qu'au secondaire, il y a en général bien assez de locaux disponibles.

À la commission scolaire de la Capitale, les transferts au primaire se comptaient par centaines il y a deux ou trois ans. Mais avec les nouvelles écoles qui ont été construites, la pression est nettement à la baisse (voir tableau).

La commission scolaire des Premières-Seigneuries a vécu une situation similaire, elle qui est passée de 193 transferts obligatoires en 2013-2014 à 109 l'an dernier. «On a vu quatre nouvelles écoles être construites sur notre territoire, alors ça a amélioré la situation», explique la secrétaire générale Martine Chouinard.

«Jamais facile»

«Un transfert obligatoire, ce n'est jamais facile à annoncer à un parent», souligne Mme Rhainds. Chaque commission scolaire a un règlement, une procédure à suivre lorsqu'une école déborde. Grosso modo, on essaie d'abord de solliciter des volontaires, on retourne ensuite les élèves de l'extérieur dans leurs écoles de quartier respectives, et on cible ensuite les élèves qui devront changer d'école, soit en fonction de leur fratrie ou de la distance géographique de leur résidence.

Le ministère de l'Éducation transmet chaque année aux commissions scolaires des données de la Régie d'assurance maladie du Québec sur la population qui a entre 0 et 4 ans sur leur territoire. Il revient toutefois à la commission scolaire de faire la planification plus fine des bassins de population que desservira chaque école. 

Transferts obligatoires d'élèves en 2015-2016

  • Commission scolaire des Navigateurs: 139 (0,66 % de la clientèle)
  • Commission scolaire des Découvreurs: 22 (0,22 % de la clientèle)
  • Commission scolaire de la Capitale: 47 (0,17 % de la clientèle)
  • Commission scolaire des Premières-Seigneuries: 109 (0,43 % de la clientèle)

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