CPE: un maximum de 52 jours d'absence par an

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Les enfants qui jouissent d'une place à temps plein ne devront pas prendre plus de 52 jours de vacances, sorties avec grand-maman, rhumes et gastros inclus.

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(Québec) Le nouveau pacte que les centres de la petite enfance (CPE) ont signé avec le gouvernement les obligera à partir du 1er avril à maintenir un taux d'occupation minimal de 80 %. Si bien que les enfants qui jouissent d'une place à temps plein ne devront pas prendre plus de 52 jours de vacances, sorties avec grand-maman, rhumes et gastros inclus.

Pour le ministère de la Famille, ce taux d'absentéisme est qualifié de «raisonnable». «L'objectif est de subventionner des places réellement utilisées», indique Nadia Caron, porte-parole du Ministère. 

Loin de vouloir discriminer les enfants qui s'absentent plus souvent du service de garde, cette nouvelle mesure de financement devrait inciter les CPE à offrir des places à temps partiel, à trois ou quatre jours par semaine aux parents, répondant ainsi à leur besoin réel. 

«C'est une question de responsabilité citoyenne et de respect envers les contribuables dont les impôts servent à financer le programme de places à contribution réduite», explique Mme Caron. 

La nouvelle mesure, qui a commencé à circuler dans les forums de parents et sur les médias sociaux ces derniers jours, soulève déjà la grogne. 

Joanie Moreau, maman de deux enfants qui fréquentent un CPE à Québec, s'inquiète. «Je travaille une fin de semaine sur deux. Déjà que je vois moins mes enfants, si un matin, j'ai le goût de les garder avec moi, je veux être capable de le faire», dit-elle. Celle qui travaille dans le domaine de la santé reste en compagnie de ses enfants environ une journée par semaine, pas toujours le même jour, selon son horaire. 

Aux CPE d'offrir des solutions

Francine Lessard, directrice générale du Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance, se fait quant à elle rassurante. «Il n'a jamais été question que les parents commencent à calculer le nombre de jours de présence de leurs enfants», dit-elle, précisant que le 80 % de présence représente une moyenne pour tous les bambins d'un même CPE.

Pour Mme Lessard, il revient plutôt aux CPE d'être imaginatifs et d'offrir des places à temps partiel, voire d'accepter plus de 80 enfants par installation, en tenant compte qu'ils ne seront probablement jamais tous présents en même temps. 

«On sait que la place première de l'enfant, c'est avec son papa et sa maman. Et c'est pas de ça qu'on discute. On parle plutôt de l'efficience d'un réseau de garde public», explique-t-elle. 

L'Association québécoise des centres de la petite enfance a quant à elle préféré réserver ses commentaires sur le sujet, en attendant la publication des règles budgétaires précises du gouvernement.

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