Le DGEQ plaide pour le maintien des élections scolaires

Resté plutôt neutre par le passé, le Directeur général des élections du Québec... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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(Québec) Resté plutôt neutre par le passé, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a plaidé mardi pour le maintien des élections scolaires au suffrage universel.

«C'est un mode de gouvernance qui, à mon sens, ne peut être écarté», croit Pierre Reid, qui occupe présentement la fonction. Devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 86, il a expliqué que la participation des citoyens aux élections est en baisse partout : autant au provincial, au municipal qu'au scolaire. Et il ne souhaite pas qu'au Québec, on puisse décréter qu'à partir de tel pourcentage de participation, un palier démocratique doit être éliminé.

Rappelons que seulement 5 % des citoyens se sont prévalus de leur droit de vote aux dernières élections scolaires, en novembre 2014. 

En 2010, le DGEQ avait étudié cinq scénarios pour sortir ces élections de l'impasse. Aujourd'hui, M. Reid croit que le scénario «le plus réalisable à court terme» est que les élections municipales et scolaires se tiennent en même temps, dans un lieu commun. Une mesure facile à appliquer, qui occasionnerait peu de changements législatifs.

Par contre, le DGEQ admet qu'«on n'a aucune garantie que la participation électorale augmenterait». Selon M. Reid, le taux de participation anémique peut être attribué à un manque de communication de la part des commissions scolaires, mais aussi de la part de sa propre organisation. 

Et l'option du vote électronique? Pierre Reid dit ne pas avoir toutes les garanties pour le moment par rapport à la «sécurité du vote» et aux «intrusions externes». «Mais je crois qu'un jour, on va arriver à ça.»

Des failles

Si le gouvernement décide d'aller de l'avant avec le projet de loi 86 et d'abolir l'élection au suffrage universel, le DGEQ le met toutefois en garde contre certaines failles que contient cette «démocratie d'utilisateurs».

Par exemple, un parent qui siège au conseil scolaire mais qui n'aurait pas le droit de vote sur le territoire de sa propre commission scolaire aurait le pouvoir de décider si tous les citoyens seront appelés aux urnes ou non. La confection des listes électorales, si elle n'est plus confiée au DGEQ, pourrait aussi poser problème.

M. Reid a rappelé qu'il faut s'assurer de «l'intégrité, de l'équité et de la transparence» du processus électoral, quel qu'il soit.

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