Un don privé de 30 000 $ sauve une école

La présidente de la commission scolaire de l'Estuaire... (Collaboration spéciale Steeve Paradis)

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La présidente de la commission scolaire de l'Estuaire évoque qu'une partie du don privé de 30 000 $ à l'école Père-Duclos de Franquelin puisse servir à payer du personnel scolaire.

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Steeve Paradis

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Le Soleil

(Baie-Comeau) Menacée de fermeture, l'école Père-Duclos de Franquelin, sur la Côte-Nord, est sauvée au moins pour trois ans. Les raisons? De nouvelles mesures de soutien annoncées par Québec... et un don de l'entreprise privée, qui servira par la bande à payer pour le personnel scolaire.

La commission scolaire de l'Estuaire a déjà reçu des dons d'entreprises privées dans le passé, dons qui ont servi à financer des projets ponctuels comme l'achat de tableaux interactifs ou d'équipements pour les cours de sciences. Mais c'est une première pour ce qui est d'une école en particulier.

Ce don, une somme de 30 000 $ qui sera versée seulement pour 2016-2017, provient de la Société Énergie rivière Franquelin, formée par la Municipalité et le groupe Axor afin d'exploiter une minicentrale hydroélectrique sur la rivière qui traverse le village de 300 âmes.

La présidente de la commission scolaire a assuré que l'entreprise n'aura pas droit de regard sur la manière dont la somme sera dépensée. «La condition exigée par la commission scolaire était que les 30 000 $ soient versés directement dans le budget de fonctionnement de l'école», a précisé Ginette Côté. Comme l'argent se trouve intégré au budget, il n'est donc pas impossible qu'une partie puisse servir à payer du personnel scolaire.

Avec seulement six élèves en 2015-2016, pas étonnant que la commission scolaire étudie depuis quatre ans le cas de l'école de Franquelin, situé 25 kilomètres à l'est de Baie-Comeau. Année après année, on la maintenait ouverte «parce que ce n'est pas facile de prendre la décision de fermer la dernière école d'un village», souligne Mme Côté.

Soutien de Québec

Ce n'est toutefois pas le don d'Axor qui a fait pencher la balance en faveur de la survie de l'école Père-Duclos, assure-t-on à la commission scolaire. Ce sont plutôt les nouvelles mesures de soutien à l'éducation récemment annoncées par le gouvernement, comme le soutien à l'écriture et la lecture dans les écoles se trouvant en milieu défavorisé, qui change la donne.

Cette mesure apportera 24 000 $ par année pour trois ans à l'école Père-Duclos, ce qui sera suffisant pour offrir de nouveaux services directs aux élèves. «Ces mesures donnent un souffle nouveau pour le support aux élèves», s'est réjoui Alain Ouellet, directeur général, qui a aussi souligné que son organisation «n'a jamais tenu compte de ces 30 000 $ en don [dans la décision]». «Tant mieux, ça va nous aider, mais on ne comptait pas là-dessus.»

En excluant les salaires pour la direction et le secrétariat, il en coûte 140 500 $ par année à la commission scolaire pour maintenir l'école de Franquelin ouverte (personnel enseignant, frais énergétiques et de conciergerie). Un ajout de 54 000 $ à ce budget est inespéré pour les dirigeants.

La démographie devrait aussi donner un coup de main à l'école Père-Duclos. Le nombre d'inscriptions devrait passer à neuf en 2016-2017 et on espère 11 élèves de niveau primaire pour les deux années suivantes.

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