Les directeurs d'école veulent se libérer des commissions scolaires

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La Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE) est d'accord sur le fait que le projet de loi 86, ne règle pas tout en éducation - comme le financement -, mais elle trouve que c'est un premier pas, qui peut même favoriser la réussite scolaire. 

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(Québec) Exaspérés de se faire dicter leur conduite par les commissions scolaires, les directeurs voient d'un bon oeil le projet de loi 86, qui leur permettrait de gérer leur école de façon plus autonome, en répondant aux besoins les plus criants.

Premier grand groupe à venir donner son appui au projet de loi maintenant porté par le ministre Sébastien Proulx, la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE) est d'accord sur le fait que ce projet de loi ne règle pas tout en éducation - comme le financement -, mais elle trouve que c'est un premier pas, qui peut même favoriser la réussite scolaire.

Pour appuyer ses dires, la présidente Lorraine Normand-Charbonneau a brandi en commission parlementaire une étude de l'OCDE, qui dit que plus la prise de décision s'effectue près des élèves, meilleures sont leurs chances de réussites. Selon cette étude, les écoles les plus performantes sont celles où on donne plus de responsabilités aux gens sur le terrain, qui deviennen t alors plus motivés au quotidien.

Pour Mme Normand-Charbonneau, avec les années, le réseau s'est alourdi, il «s'est refermé sur la structure, au lieu de s'ouvrir sur les élèves», ce pour quoi la décentralisation de la prise de décision est nécessaire.

La FQDE n'est pas contre l'existence des commissions scolaires. Elle croit à l'utilité de ce palier de gouvernance, qui doit toutefois être au service des écoles, et non le contraire.

«Certaines [commissions scolaires] ont des meilleures pratiques de gestion que d'autres», soutient Mme Normand-Charbonneau, qui approuve le fait que le ministre de l'Éducation ait de nouveaux pouvoirs qui lui permettent de se mettre le nez dans leurs affaires s'il y a quelque chose qui cloche.

Par exemple, elle a raconté qu'une commission scolaire - sans la nommer - prenait une ponction de 21 % du budget d'une école, sans que la direction sache pourquoi. «Notre budget, il y a des gens qui se servent dedans, et nous autres on attend, et on fait avec le restant!» s'est-elle insurgée.

Équité

Le projet de loi 86 prévoit que des directeurs d'école deviennent membres des nouveaux conseils scolaires. La Fédération des commissions scolaires a déjà dit craindre qu'ils aient de la difficulté à répartir l'argent de façon équitable entre les écoles, chacun essayant de favoriser la sienne. La FQDE réplique que les directions d'école travaillent déjà de façon équitable et qu'ils sont appelés à changer d'école environ aux cinq ans, ce qui leur donne une vue d'ensemble sur le réseau.

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