Sébastien Proulx, un fan d'histoire

Le nouveau ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, n'est... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le nouveau ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, n'est pas reconnu comme étant un intellectuel, mais il porte un grand intérêt à l'histoire, particulièrement à tout ce qui concerne Napoléon Bonaparte.

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(Québec) Les étudiants du primaire et du secondaire n'ont qu'à bien se tenir, leur nouveau ministre de l'Éducation est un grand amateur d'histoire. Il s'intéresse à la Seconde Guerre mondiale et encore tout autant, sinon plus, à l'époque napoléonienne. Avis donc aux professeurs d'histoire...

Sébastien Proulx n'est pas un intellectuel, mais son intérêt pour l'histoire de Napoléon Bonaparte était déjà connu du temps de l'équipe adéquiste de Mario Dumont. Chez les libéraux, il dit partager cet intérêt avec Philippe Couillard, qui serait selon lui un véritable connaisseur de l'époque de l'Empereur. Proulx a été fait membre d'honneur de la Société internationale napoléonienne fondée en 1995 par le culturiste Ben Weider. Cette société fait des travaux de recherche et elle défend la thèse de l'empoisonnement à l'arsenic de l'empereur à l'île Sainte-­Hélène, par opposition aux historiens qui croient à une mort naturelle ou à un cancer. Sébastien Proulx se garde bien de prendre parti : «Je suis un observateur des deux théories, mais un jour, j'aimerais bien aller à l'île Sainte-Hélène. Il paraît que c'est un très long voyage, mais un jour ou l'autre, comme lorsque j'ai voulu aller faire les plages de la Normandie, j'aimerais bien ça aller à Longwood House [la dernière résidence de Napoléon]».

Proulx rigole quand on lui demande s'il veut augmenter le contenu napoléonien de l'histoire dans nos écoles. Mais il saisit l'occasion pour dire qu'il va suivre de très près la matière académique. «C'est clair que c'est le genre de chose qui va m'intéresser rapidement, de voir où on en est dans la planification de l'organisation des cours au secondaire. Moi qui aime les matières académiques, ça va m'intéresser de voir les réformes, où sont les avancées, et même où on en est aujourd'hui par rapport à moi, quand j'étais sur les bancs de l'école au séminaire à Trois-Rivières.»

Contrairement à son prédécesseur François Blais, issu du milieu doctoral universitaire, Sébastien Proulx a un long vécu sur le terrain politique. Il a toujours été entendu, avec son épouse Guylène Roy, qu'il a connue à l'âge de 16 ans, qu'il ferait un jour de la politique. «À notre soirée de notre mariage, raconte le ministre, quelqu'un a dit à Guylène : "j'ai fait inscrire dans le contrat de mariage de Sébastien la possibilité de faire de la politique un jour".»

Attendu dans le détour

Pour ses anciens collègues adéquistes, ce fan de Napoléon pourrait bien rencontrer son Waterloo lorsqu'il aura à défendre la décision libérale de ne pas abolir les commissions scolaires. «Ce qui me réjouit vraiment dans sa nomination à l'Éducation, c'est d'y voir quelqu'un qui croit vraiment à l'abolition des Commissions scolaires», m'a confié l'un d'entre eux. Sébastien Proulx était le leader parlementaire de Mario Dumont à l'Assemblée nationale quand l'ADQ a formé l'opposition officielle, devant des libéraux minoritaires. En novembre 2007, il a déposé une motion de censure contre le gouvernement.

«L'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement. Elle lui retire sa confiance pour sa défense des commissions scolaires, son approche bureaucratique et son incapacité à assurer aux écoles et aux enfants du Québec les services auxquels ils ont droit», disait la motion.

Son adoption aurait relancé le Québec en élections générales, à peine huit mois après la réélection de Jean Charest. Mais décimés aux élections précédentes et sans chef après la démission d'André Boisclair, les péquistes se sont ralliés aux libéraux pour bloquer la motion de l'ADQ, qui s'est attirée les critiques, voire s'est ridiculisée.

Rediriger les ressources

Sébastien Proulx croit-il aujourd'hui à l'importance des commissions scolaires? Le ministre répond qu'il n'a pas changé d'idée sur l'essentiel des choses, à savoir qu'il faut rediriger les budgets et les pouvoirs vers les écoles et les professeurs pour améliorer le sort des enfants.

Difficile à mettre dans l'embarras, ce nouveau ministre de l'Éducation. Cette semaine, des collègues journalistes faisaient valoir qu'il a la facilité de Jean-Marc Fournier de répondre aux questions sans se commettre, et au besoin, de parler pour ne rien dire. Proulx s'est lié d'amitié avec ses homologues leaders parlementaires, Jean-Marc Fournier et Diane Lemieux, lorsqu'il occupait ce poste sous Mario Dumont. Depuis ce temps, il est passé chez les libéraux, et les libéraux ont nommé Diane Lemieux à la Commission de la construction du Québec... Comme quoi les gens changent, avec le temps.

Une chose est certaine, le nouveau titulaire de l'Éducation n'ira pas faire valoir d'autres talents que la politique et l'histoire sur les émissions de variétés. Il ne fait pas de sport et il n'a pas de prétentions musicales, même s'il a déjà touché le piano et «gratté» la guitare il y a très longtemps. Vous avez des chances toutefois de le voir dans les arénas puisqu'il y accompagne régulièrement son fils qui joue au hockey.

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