Rôdeurs près des écoles: attention à la dénonciation sur Facebook

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Ces dernières années, à Lévis, des enquêtes pour des cas de rôdeurs près des écoles ont entre autres mené à un laitier et à un inspecteur municipal de licences pour chiens, qui étaient tous deux en train de travailler.

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(Québec) Lorsqu'un enfant raconte qu'il a été abordé par un étranger à la sortie de l'école, le premier réflexe des parents devrait être d'appeler la police. Pas de raconter la mésaventure sur Facebook.

Les histoires de rôdeurs ont été tellement nombreuses cette année sur les médias sociaux que la commission scolaire des Navigateurs a jugé bon de faire un appel à la prudence mercredi. Une lettre a été envoyée à tous les parents.

«Ce n'est pas lié à une recrudescence des cas de rôdage autour des écoles, c'est plutôt lié à une augmentation des histoires, des rumeurs qui circulent et qui souvent s'avèrent fausses», soutient Louise Boisvert, porte-parole de la commission scolaire.

Le dernier cas en lice: un individu dans la cinquantaine qui aurait abordé un groupe de jeunes près de l'école primaire Les Mousserons, à Saint-Jean-Chrysostome, le 29 janvier. L'histoire a circulé sur les réseaux sociaux et a même été reprise par certains médias, alors qu'aucune plainte n'avait été faite à la police.

«Ce qu'on veut éviter, c'est que les gens se transforment eux-mêmes en enquêteurs sur les réseaux sociaux. On envoie une description de l'individu recherché et, parfois, ça peut incriminer une personne qui n'a rien à se reprocher», déplore Mme Boisvert.

Ces dernières années, à Lévis, des enquêtes pour des cas de rôdeurs ont entre autres mené à un laitier et à un inspecteur municipal de licences pour chiens, qui étaient tous deux en train de travailler, raconte Mme Boisvert.

Nuire à l'enquête

Christian Cantin, porte-parole de la police de Lévis, ne doute pas que les parents qui lancent une alerte sur Facebook sont bien intentionnés et cherchent à protéger d'autres jeunes. Sauf que leur geste nuit plus souvent qu'autrement à l'enquête.

«Nos enquêteurs sont formés pour interroger des enfants, pour ne pas leur suggérer de réponse et pour avoir l'information la plus véridique possible», explique-t-il. Lorsqu'une rumeur part et que les policiers entrent en scène quelques jours plus tard, le témoignage du jeune peut avoir changé ou avoir été teinté par ce qu'il a entendu de ses camarades.

«Quand ça part tout croche, c'est dur à arrêter et ça fait paniquer tout le monde», soutient M. Cantin. Il invite donc les parents à communiquer rapidement avec la police, qui prend ce type de plainte «au sérieux» et qui intervient rapidement, assure-t-il.

«On a une procédure. Quand on a une plainte, on interroge l'enfant et après, une lettre est envoyée conjointement avec la direction de l'école aux autres parents», explique-t-il.

Une fois que la police a commencé son travail, M. Cantin ne voit pas d'inconvénient à ce que l'information circule sur les médias sociaux. «L'idée, ce n'est pas de dire aux parents de ne pas parler. C'est juste de faire les choses dans l'ordre.»

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