Services de garde plus chers ou fermés à la relâche

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Pendant la relâche, les services de garde ne sont pas obligés d'ouvrir leurs portes. Certains parents préfèrent prendre congé pour faire des activités avec leurs enfants plutôt que de débourser des montants additionnels.

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(Québec) Les parents qui enverront leurs enfants au service de garde de l'école pour la semaine de relâche doivent s'attendre à payer une facture plus salée. Comme le ministère de l'Éducation a décidé de réduire son financement cette année, les services de garde se voient obligés d'augmenter leurs prix ou carrément de fermer leurs portes pour la semaine, faute d'inscriptions.

«C'est vraiment à géométrie variable. Autant on a des services de garde qui réussissent encore cette année à offrir des activités à bas prix, autant j'ai vu jusqu'à 40 $ par jour par enfant. Quand le parent a plus d'un enfant, il va quasiment mettre l'équivalent de son salaire pour les faire garder. C'est devenu inaccessible», croit Josée Plante, directrice générale de l'Association des services de garde en milieu scolaire.

La semaine de relâche, c'est comme l'été : les services de garde ne sont pas obligés d'ouvrir leurs portes. Et ceux qui le font doivent se débrouiller avec une subvention de 3,93 $ par jour par enfant du ministère de l'Éducation. Pour l'année scolaire 2015-2016, le ministère a réduit de moitié (10 millions $) son financement des garderies en milieu scolaire, si bien que le coût des journées pédagogiques et de la relâche a connu une hausse.

«C'est certain que cette année, il y a des baisses de fréquentation partout au Québec. Les parents prennent congé ou trouvent d'autres solutions pour faire garder leurs enfants», témoigne Mme Plante.

À l'école des Hauts-Clochers de L'Ancienne-Lorette par exemple, le service de garde sera fermé pour la relâche, une première cette année. Comme pour toutes les écoles de la commission scolaire des Découvreurs, le tarif est passé de 14,60 $ par jour par enfant à 19,93 $ en 2016. Montant auquel il faut ajouter des frais pour les sorties.

Villes à la rescousse

Comme la Ville de L'Ancienne-Lorette offre une programmation alléchante à moindre coût (60 $ pour la semaine, y compris des sorties au Musée de la civilisation, à l'École de cirque de Québec et dans une érablière), les parents ont profité massivement de l'occasion.

«On a eu une bonne hausse des inscriptions, alors il a fallu ouvrir d'autres groupes. C'est sûr que c'est pas un service qui est autofinancé à 100 %, mais c'est pas des grosses sommes pour la Ville», indique Marie-Ève Lemay, directrice de cabinet du maire Émile Loranger, en parlant d'une dépense d'un peu plus de 3000 $.

Ce sont des jeunes du secondaire ou du cégep qui travaillent déjà dans les camps de jour de la Ville l'été - et qui profitent eux aussi d'une semaine de relâche - qui s'occuperont des 5 à 12 ans.

À la commission scolaire de la Capitale, une seule école sur 45 offre un service de garde cette année. La plupart des enfants du territoire sont plutôt inscrits à la programmation offerte par la Ville de Québec, qui coûte aux parents environ 150 $ pour la semaine.

À la commission scolaire des Navigateurs, le tarif à exiger aux parents est laissé à la discrétion de chaque école, mais il oscille autour de 100 $ pour la semaine. Certains services de garde ont dû se regrouper cette année pour continuer d'offrir le service.

La commission scolaire des Premières-Seigneuries ne connaît quant à elle pas de baisse d'achalandage avec 833 enfants inscrits, même si le tarif est passé de 14 $ à 16 $ par jour cette année.

Le rôle de l'école?

Est-ce le rôle de l'école de s'occuper des enfants pendant la relâche? Josée Plante, de l'Association des services de garde en milieu scolaire, croit qu'il est bénéfique que l'enfant évolue dans un milieu encadré, au lieu d'être laissé à lui-même. «Tant mieux pour les parents qui peuvent prendre congé et passer du temps avec leurs enfants. Mais ce n'est pas tout le monde. Il y a 20 journées pédagogiques dans l'année, il y a eu les jours de grève à l'automne et maintenant, la relâche. C'est vous dire que les parents sont vite à court de congés», dit-elle. L'association qu'elle représente milite pour que le gouvernement réinvestisse les sommes coupées cette année. «Quand on a introduit la garde scolaire dans les écoles il y a 30 ans, c'était pour permettre aux parents d'être actifs sur le marché du travail. Est-ce qu'on veut reculer là-dessus?» se questionne Mme Plante.

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