73 000 enseignants entérinent l'entente de principe avec Québec

Selon Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des... (Archives La Presse, ROBERT SKINNER)

Agrandir

Selon Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, il «ne s'agit pas d'une entente historique», mais cette entente a permis d'aller chercher «le maximum dans les circonstances».

Archives La Presse, ROBERT SKINNER

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Helen Moka
La Presse Canadienne
Montréal

Après un an et demi de négociations ardues avec Québec, les membres de syndicats qui représentent 73 000 enseignants des écoles publiques de la province, dont ceux de la FSE-CSQ, ont finalement entériné vendredi soir l'entente de principe conclue à la fin du mois de décembre avec le gouvernement Couillard.

Les 65 000 enseignants de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) ainsi que ceux de l'Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ-QPAT) obtiennent ainsi une nouvelle convention collective d'une durée de cinq ans.

À la FSE, la présidente Josée Scalabrini a reconnu, lors d'une entrevue à La Presse Canadienne samedi, qu'il «ne s'agit pas d'une entente historique», mais elle estime que cette entente a permis d'aller chercher «le maximum dans les circonstances» face à un gouvernement axé sur les mesures d'austérité pour équilibrer les finances publiques.

Les membres de deux des 35 syndicats d'enseignants que représente la FSE, dont ceux de Québec, ont cependant rejeté l'entente de principe qui a finalement été approuvée par une majorité de membres dans une proportion de 73 %, alors que quelque 17 000 syndiqués se sont présentés aux assemblées générales de la FSE où étaient exposés les détails de l'entente de principe depuis le 5 janvier.

Mme Scalabrini a dit comprendre que certains syndiqués espéraient pouvoir soutirer davantage de l'employeur. Toutefois, la présidente de la FSE a affirmé que les professeurs ne doivent pas perdre de vue les «gains appréciables» réalisés même si la lutte n'est pas finie pour obtenir un réinvestissement en éducation.

Conserver les acquis

Le nouveau contrat de travail prévoit notamment l'ajout de 400 postes d'enseignants à temps plein en formation professionnelle et à l'éducation des adultes, la protection des enveloppes pour le soutien aux élèves en difficulté, la diminution de la taille des groupes à la maternelle et la reconnaissance de six journées de maladie qui deviennent toutes monnayables.

Pour Josée Scalabrini, le syndicat n'achète pas la paix avec l'acceptation de cette nouvelle convention collective puisque, selon elle, la FSE a réussi à conserver les acquis de ses enseignants, notamment en évitant l'augmentation de leur tâche de travail, tel que souhaité par l'employeur au départ, tout en assurant le maintien des services aux élèves.

Elle souligne aussi que la lutte pour un réinvestissement en éducation au Québec ne s'arrête pas avec la signature d'une nouvelle convention collective, et qu'il reste encore du travail à faire pour rappeler au gouvernement Couillard que «l'éducation est une priorité au Québec».

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer