Attentat au Burkina Faso: psychologues déployés dans les écoles touchées

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Le secrétaire général de la Commission scolaire de la Capitale, Éric Parent, a expliqué qu'une dizaine d'élèves étaient présents en matinée malgré la suspension des cours. Ils voulaient parler de l'attentat.

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(Québec) Une douzaine de psychologues sont déployés dans trois établissements touchés pour aider le personnel et les élèves. La journée de lundi a permis d'échanger avec les enseignants. Il leur sera ensuite plus facile de discuter avec les élèves lors du retour en classe.

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Une jeune femme s'est présentée à l'école, fleur à la main.

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«Nous devons supporter nos employés et nos élèves qui sont visés par centaines par ces événements, explique le secrétaire général de la CS de la Capitale, Éric Parent. Il faut les préparer [les enseignants] pour être capable de répondre aux élèves. Sinon de poser les bonnes interventions en termes d'écoute, d'accueil des commentaires, de respecter les silences. On va avoir du personnel dédié qui va être réceptif aux réactions des élèves.»

Il enchaîne. «Nos enseignants sont devant des dizaines d'élèves et parfois il y a des questions qui sont d'une franchise désarmante. Il faut savoir y répondre [...] Ce n'est pas de savoir le fin détail de la mort, mais beaucoup plus de savoir que c'est à travers un geste barbare que tout a eu lieu. Et à travers des personnes qui donnaient du temps de leur vie aux autres.»

Outre à Cardinal-Roy, où enseignait Maude Carrier, les cours étaient aussi suspendus à l'école secondaire Jean-de-Brébeuf, où a déjà enseigné Mme Carrier, et où enseigne toujours son conjoint, Yves Richard. C'est dans ce même établissement qu'une autre victime, Yves Carrier, le père de Maude, a été directeur adjoint.

Seule l'école Boudreau, où enseignait Louis Chabot, autre enseignant actif tué au Burkina Faso, est demeurée ouverte lundi parce que des examens du ministère y étaient prévus. La soeur jumelle de Maude, Fanny, y travaille. La quatrième victime du monde de l'enseignement, Suzanne Bernier, était retraitée de la CS de la Capitale.

Pour le secrétaire général, les trois premiers jours du retour sont cruciaux. Le support psychologique y sera plus intensif, mais demeurera disponible aussi longtemps que nécessaire. «On regarde avec des organismes externes comment on peut soutenir nos jeunes sur une plus longue durée», précise M. Bertrand.

Les deux autres victimes québécoises de l'attentat sont la conjointe d'Yves Carrier, Gladys Chamberland, qui travaillait au ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles, et leur fils, Charlelie Carrier, 21 ans.

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