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La direction de l'ENAP contestée

Le dg Nelson Michaud, qui dirige l'École nationale... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le dg Nelson Michaud, qui dirige l'École nationale d'administration publique, membre du réseau de l'Université du Québec, a fait part de son désir de demeurer en poste pour cinq autres années.

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(Québec) La volonté du directeur général de l'ENAP d'obtenir un second mandat suscite du mécontentement au sein de l'établissement, a appris Le Soleil.

Le dg Nelson Michaud, qui dirige l'École nationale d'administration publique (ENAP), membre du réseau de l'Université du Québec (UQ), a fait part de son désir de demeurer en poste pour cinq autres années.

Les règles de désignation des chefs d'établissement de l'UQ font en sorte qu'un premier renouvellement de mandat est presque automatique. Le comité de sélection mis sur pied n'étudie que la candidature du dirigeant en place, prévoit le règlement.

L'un des professeurs qui a fait partie du comité de sélection ayant retenu la candidature de M. Michaud, il y a quatre ans, a interpellé le dg dans une lettre qu'il a fait parvenir à tous ses collègues, l'automne dernier. Le professeur Daniel Maltais lui demande de renoncer à un second mandat.

Il reproche notamment au dg son «inaptitude» à entretenir des «liens durables et fructueux avec la haute fonction publique québécoise». Le professeur s'étonne que les expertises de l'ENAP ne soient pas davantage utilisées par l'appareil public, particulièrement à un moment où des réformes importantes ont lieu. «L'École, sous ta direction, n'a pas su être au centre des principaux enjeux de l'administration publique québécoise, écrit M. Maltais dans sa lettre obtenue par Le Soleil. Cela doit changer.»

«Déficits sans précédent»

Le professeur évoque les «déficits budgétaires sans précédent des trois dernières années et les baisses inquiétantes de clientèles» pour insister sur l'importance que le dg parvienne à relever les «défis d'ajustement» de l'École.

L'auteur évoque aussi le congédiement de la directrice des Services aux organisations, qu'il reconnaît être «la mère de [sa] fille», comme l'un des exemples qui «fait sérieusement douter de [la] compétence de gestionnaire» de M. Michaud. Un processus coûteux et inutile, selon lui.

Au-delà de cette situation personnelle, deux sources à l'interne ont indiqué que cette évaluation du travail du dg est partagée par «un bon nombre de collègues» de l'établissement. «Disons qu'il ne fait pas l'unanimité», nous a dit l'une d'elles.

Il n'est pas rare que des directions font face à du mécontentement dans le réseau universitaire, note pour sa part le président de l'Association des professeurs de l'ENAP, Jean-François Savard.

Basé à Gatineau, il n'a pas eu beaucoup d'occasions d'entendre les doléances de ses collègues de Québec, confesse-t-il. «De façon globale, je peux dire qu'il y a eu des bons coups et des moins bons coups», indique M. Savard. Son association sera consultée dans le cadre du processus de renouvellement du mandat du directeur général. Mais le président veut attendre d'avoir l'opinion de ses membres avant de se prononcer au nom du syndicat.

Le cabinet du ministre de l'Éducation, François Blais, souligne qu'en bout de course, le dg est nommé par le gouvernement, et que rien n'oblige Québec à entériner la recommandation qui émane de l'UQ.

Le signataire de la lettre a décliné l'invitation du Soleil à préciser son analyse de la situation. Le dg de l'ENAP, M. Michaud, n'a pas voulu commenter lui non plus.

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