Les commissions scolaires souffrent de «résistance au changement», attaque Blais

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François Blais

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(Québec) Le ministre de l'Éducation François Blais explique les tensions actuelles vécues dans les commissions scolaires comme de la «résistance au changement» de la part des commissaires.

«C'est sûr que les commissaires scolaires résistent à cette réforme-là [le projet de loi 86]. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui préfèreraient le statu quo. Je leur ai dit, le premier ministre l'a dit aussi que le statu quo n'était plus possible», a lancé le ministre Blais, en marge d'une visite de presse d'un cours de francisation pour les réfugiés, au Cégep de Sainte-Foy.

Depuis le dépôt du projet de loi sur la gouvernance scolaire, le 4 décembre, les critiques ont fusé de toutes parts et le climat s'est envenimé dans certains milieux. La Fédération des comités de parents a confié au Soleil samedi qu'elle se bute à l'intransigeance de certains commissaires scolaires, qui refusent d'ouvrir les portes de leurs écoles pour des soirées de consultation. Le Devoir a quant à lui exposé un conflit entre la commission scolaire de Montréal et son directeur général, de même que l'affolement du milieu anglophone devant cette réforme.

Le ministre Blais a dit comprendre la sensibilité de la minorité anglophone, tout en affirmant que les parents, qu'ils parlent français ou anglais, veulent des changements. «Quand on parle aux gens en général et qu'on leur explique le projet de loi, les gens disent que ça a bien de l'allure.»

Parents bénévoles

Le projet de loi 86 abolit les élections scolaires et remplace les commissaires actuels par des conseils scolaires formés de parents bénévoles, de personnel scolaire et de membres de la communauté. Il sera étudié à partir de la fin janvier en commission parlementaire. Monsieur et madame Tout-le-monde ne pourra pas être entendu, mais le ministre a confirmé que plus de 50 «groupes-clés» du milieu scolaire seront convoqués, la liste ayant fait l'objet d'une entente avec les partis d'opposition.

M. Blais est confiant d'y entendre plusieurs commentaires en faveur de sa réforme. «Il y a des gens très heureux et qui appellent ces changements-là depuis longtemps», lance-t-il, plaidant qu'accorder une plus grande place aux parents est l'une des recommandations jamais appliquées du rapport Parent, qui date de 1966.

M. Blais ne veut toutefois pas se mettre à dos tous les commissaires scolaires, soutenant qu'il y aura encore de la place pour les gens qui voudraient faire le saut et intégrer cette nouvelle gouvernance-là. «La porte ne leur est pas fermée.»

Questionné à savoir comment ce projet de loi améliorera concrètement la réussite scolaire, le ministre Blais soutient qu'il fera en sorte que le maximum d'argent consenti à l'éducation se rende bel et bien dans les écoles. «Je n'ai pas cette conviction-là aujourd'hui que l'ensemble des ressources vont vers l'école et c'est là qu'il faut aller», affirme-t-il, rappelant que la présence de parents aux postes de pouvoir est «non négociable». Le projet de loi prévoit également un mécanisme qui permettra qu'une partie de l'argent transite directement du ministère de l'Éducation vers les écoles.

Pas d'autoévaluation

En poste à l'Éducation depuis bientôt un an, le ministre François Blais a refusé de spéculer sur son avenir, dans l'éventualité d'un prochain remaniement ministériel. «Je ne ferai aucun commentaire sur des rumeurs. C'est au premier ministre de répondre à ces rumeurs-là», a-t-il lancé. Les ministres de l'Éducation se sont succédé à un rythme effréné ces dernières années, M. Blais étant le cinquième titulaire de ce portefeuille depuis 2012. Déjà, il a dépassé son prédécesseur Yves Bolduc en termes de longévité, M. Bolduc étant resté à son poste pendant 10 mois. Lorsqu'un journaliste lui demande s'il pense avoir fait du bon travail depuis un an, il répond : «Je ne ferai pas d'autoévaluation aujourd'hui non plus.»

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