Des CPE préparent des moyens de pression

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L'Association des centres de la petite enfance du Québec (AQCPE) a annoncé avoir enclenché un processus dans le but d'appliquer des moyens de pression, dont des journées de fermeture.

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(Québec) Alors que la majorité des CPE fourbissent déjà leurs armes, les garderies privées subventionnées se donnent encore du temps pour négocier avec Québec les compressions financières au réseau.

L'Association des centres de la petite enfance du Québec (AQCPE) a annoncé lundi avoir enclenché un processus dans le but d'appliquer des moyens de pression, dont des journées de fermeture. Le plus important regroupement de CPE du réseau estime être allé au bout des discussions sur les coupes de 120 millions $ exigées cette année. Il rejette l'offre de poursuivre les pourparlers autour d'une nouvelle table de négociation.

«C'est un dîner de cons auquel on était conviés, affirme Louis Senécal, président-directeur général de l'AQCPE. On pense que la ministre n'a pas de poids auprès du Conseil des ministres. [...] On conclut que notre temps est beaucoup mieux investi dans la mobilisation.»

Quelque 5000 personnes du réseau ont pris part mardi à une vidéoconférence exposant le plan d'action des prochaines semaines. Sans pouvoir l'imposer, l'AQCPE demande au conseil d'administration de chaque établissement d'emboîter le pas à un mouvement de réduction des heures ou d'interruption de services fin février, début mars. Communications aux députés, pétitions, chaînes humaines, grand rassemblement le 7 février... «On prend ça très au sérieux», dit M. Senécal.

Si les représentants des CPE et des garderies privées subventionnées ont fait front commun au cours des derniers mois, ils optent aujourd'hui pour des approches différentes. L'AQCPE est la seule des quatre associations du réseau à refuser de s'asseoir à nouveau avec le ministère de la Famille.

«La ministre et le ministère continuent de discuter avec trois des quatre associations et on a toujours été ouverts au dialogue, à la discussion, a affirmé l'attaché de presse de la ministre Francine Charbonneau, Salim Idrissi. Si l'AQCPE désire se joindre au comité, elle sera la bienvenue.»

Même si l'année 2015 s'est terminée «presque dans un cul-de-sac», Samir Alahmad, de l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ), veut encore donner «la chance au coureur».

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La ministre de la Famille, Francine Charbonneau

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Le ministère a offert cette semaine la mise sur pied de tables de négociation distinctes pour les CPE et les garderies commerciales subventionnées. Après une rencontre, lundi, avec les représentants de la ministre, l'échéance de la fin janvier a été fixée pour régler le dossier, affirme M. Alahmad.

«On travaille depuis cinq mois avec le gouvernement sur un comité, dit-il. Il nous demande trois semaines supplémentaires pour finaliser le tout. Pour nous, ce délai, ce n'est pas la mer à boire.»

Ceci étant, advenant qu'au terme de l'exercice, Québec poursuive ses «coupes à l'aveuglette», «c'est certain qu'on ne restera pas les bras croisés».

«Chaque association a sa propre stratégie, note M. Alahmad, de l'AGPQ. Moi, j'aurais souhaité que tout le monde participe à ces trois semaines. On a déjà investi beaucoup de temps. Je peux comprendre la frustration de l'AQCPE. Mais j'aurais souhaité qu'elle participe aux négociations.»

«Vaut mieux s'organiser que de se faire organiser»

Une autre association de CPE, le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance (CQSGEE), a aussi appuyé la création d'une table de négociation avec Québec. Sa directrice générale, Francine Lessard, voit des gains possibles dans une réelle négociation impliquant les CPE sans comparaison avec les garderies privées. «Dans la vie, il vaut mieux s'organiser que de se faire organiser», affirme-t-elle.

Si elle donne aussi une chance à la négociation, la présidente du Réseau des garderies privées du Québec (RGPQ), Julie Plamondon, n'écarte aucune option. «On se laisse toutes les portes ouvertes», affirme-t-elle.

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