La CS de la Capitale poursuivie pour discrimination envers un autiste

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Michel Labonté, père d'un enfant âgé aujourd'hui de 12 ans, croit que son garçon n'a pas reçu l'éducation primaire adaptée à sa situation, selon son avocat, Me Christian Lajoie.

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(Québec) Information dissimulée, fausse liste d'attente pour avoir accès à des services spécialisés : les parents d'un enfant autiste ont une longue liste de reproches à faire à la commission scolaire de la Capitale. Tellement qu'ils la poursuivent pour discrimination pour la somme de 600 000 $.

Michel Labonté, père d'un enfant âgé aujourd'hui de 12 ans, croit que son garçon n'a pas reçu l'éducation primaire adaptée à sa situation, explique son avocat, Me Christian Lajoie. L'enfant a commencé son parcours dans une classe régulière tout en étant suivi par une intervenante. Très rapidement, ses parents se sont aperçus que ce n'était pas la meilleure solution. L'enfant prenait du retard, tellement qu'il a dû refaire trois fois sa quatrième année.

La commission scolaire ne les aurait jamais informés que leur garçon pourrait fréquenter la classe «Le Petit Prince», spécialisée en autisme. Ils l'auraient appris lors d'une «discussion de corridor», selon Me Lajoie. Lorsqu'ils en ont fait la demande, la commission scolaire leur a répondu qu'il y avait une longue liste d'attente. 

Lorsque M. Labonté a demandé à voir cette liste d'attente par une demande d'accès à l'information, on lui aurait finalement dit qu'une telle liste n'existait pas. 

«Preuve assez éloquente»

Me Christian Lajoie dit avoir «une preuve documentaire assez éloquente», composée d'enregistrements audio et de documents colligés par le père, qui prouvent que la commission scolaire aurait fait preuve de discrimination à l'égard de cet enfant. «C'est un cas vraiment particulier. Une tempête parfaite», explique-t-il en entrevue téléphonique. 

La requête sera entendue en Cour supérieure le 6 janvier. Une conférence de presse donnée par la famille, Me Lajoie et l'association Autisme Québec aura lieu à Québec jeudi. 

Mise au courant de cette poursuite, la commission scolaire de la Capitale n'a pas voulu commenter. «Nous réserverons nos commentaires pour notre défense à la cour», a indiqué la porte-parole Marie-Élaine Dion.

Rappelons qu'en novembre 2012, la Cour suprême a jugé que Jeffrey, un élève de la Colombie-Britannique souffrant de dyslexie, avait été victime de discrimination puisque son école ne lui avait pas fourni des services d'aide suffisants. La Cour a rejeté la défense de la commission scolaire, qui invoquait des problèmes budgétaires. «Des services d'éducation spécialisée adéquats ne sont donc pas un luxe dont la société peut se passer», lisait-on dans le jugement.

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