60 millions $ pour les profs et les écoles du Québec

Les enseignants sortent indemnes de leur négociation avec le gouvernement, et... (Photothèque La Presse)

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(Québec) Les enseignants sortent indemnes de leur négociation avec le gouvernement, et même avec quelques gains en poche, chiffrés à 60 millions $.

Devant les journalistes mardi matin, Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) et Richard Goldfinch, président de l'Association provinciale des enseignants et enseignantes du Québec (APEQ) - qui représente le milieu anglophone -, semblaient très heureux de l'entente sectorielle conclue lundi. 

«Dans le contexte actuel, c'est satisfaisant pour nos membres parce qu'on a été capables de contrer tout ce que ce gouvernement-là voulait faire», a lancé Mme Scalabrini, faisant référence aux compressions demandées dans les conditions de travail. Elle est aussi fière d'avoir pu créer «un réinvestissement» en éducation de la part de l'État, qui n'aurait finalement exigé aucune contrepartie des syndiqués.

Se montrant d'abord évasive sur les montants consentis aux enseignants, Mme Scalabrini a par la suite confirmé que les gains étaient d'environ 60 millions $, dont 25 millions $ seulement dans la composition des classes. 

Selon Mme Scalabrini, c'est la mobilisation des enseignants, qui ont été en grève pendant quatre jours cet automne, et l'«extraordinaire» appui de la population qui ont fait pencher la balance. «J'avais jamais senti ce que j'ai senti là», a-t-elle lancé, promettant maintenant de ne pas lâcher les parents dans leurs demandes.

«Le combat du réinvestissement en éducation n'est pas terminé. La population a été derrière nous, on ne laissera pas tomber la population. Il va falloir continuer le travail au-delà d'une convention collective.» 

Les 60 millions $ obtenus par les enseignants n'auraient rien à voir avec le réinvestissement de 80 millions $ annoncé par le ministre de l'Éducation François Blais le 29 novembre dernier, lequel n'est pas enchâssé dans la convention collective. 

Voie de passage

Le ministre Blais n'a pas voulu commenter cette entente sectorielle. Son attachée de presse Julie White soutient qu'une entente négociée avec les deux tiers des enseignants du Québec trace toutefois une «certaine voie de passage» pour l'autre groupe syndical avec qui il reste à s'entendre. La Fédération autonome de l'enseignement (FAE), qui avait quitté la table de négociations le 3 novembre, a accepté de s'y rasseoir à compter de mercredi. La FAE estime que les conditions actuelles lui permettent maintenant de le faire.

La présidente de la Fédération des syndicats de... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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La présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, Josée Scalabrini

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Faits saillants de l'entente avec la FSE

- Protection de l'horaire de 32 heures de présence à l'école

- Les groupes de maternelle passent de 20 à 19 élèves au maximum

- Nombre d'élèves par classe inchangé au primaire et au secondaire

- Protection de l'enveloppe allouée aux élèves handicapés et en difficulté

- Augmentation de 50% de l'enveloppe pour l'intégration des élèves en trouble de comportement

- Ajout de 400 postes à temps plein pour les enseignants de la formation professionnelle et de l'éducation des adultes

Manifestations du SPGQ

Des membres du Syndicat des professionnels du gouvernement... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 4.0

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Des membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec ont manifesté mardi midi devant plusieurs palais de justice de la province, dont celui de Québec.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Des membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) ont manifesté mardi midi devant plusieurs palais de justice de la province, dont celui de Québec.

Les syndiqués voulaient ainsi commémorer l'adoption en 2005 d'une loi spéciale qui imposait aux travailleurs de l'État les conditions de travail des employés du secteur public. 

Les fonctionnaires affiliés à la SPGQ sont sans contrat de travail depuis mars dernier. Comme plusieurs, ils craignent l'adoption d'une loi spéciale si les présentes négociations piétinent. 

Le SPGQ compte 24 350 membres dans l'appareil étatique et ne fait pas partie du front commun syndical.

Avec Jean-François Néron

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