Coupe de 1,4 million $: l'Université Laval contre-attaque

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Dans une lettre cinglante envoyée lundi au ministre, le président sortant du conseil de l'administration, John R. Porter, réitère que la bonification des conditions d'après-mandat des dirigeants de l'université n'a enfreint aucune règle.

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(Québec) L'Université Laval conteste la légitimité de la coupe «inacceptable» de 1,4 million $ imposée par le ministre François Blais et qui «porte préjudice à une institution exemplaire».

Dans une lettre cinglante envoyée lundi au ministre, le président sortant du conseil de l'administration, John R. Porter, réitère que la bonification des conditions d'après-mandat des dirigeants de l'université n'a enfreint aucune règle.

«Je trouve désolant que vous persistiez à vous acharner sur l'Université Laval et que vous exigiez que son c.a. recule alors que votre principal objectif devrait être de contribuer à l'avancement» de l'institution, réplique M. Porter au ministre.

Le Soleil a rapporté vendredi que M. Blais suspendra 1,4 million $ de la subvention de fonctionnement de l'université pour le mois de décembre. Cette somme sera remise dès lors que le c.a. reviendra sur le vote pris fin novembre 2014 qui hausse le pourcentage et la période au cours de laquelle un ex-dirigeant conservera son salaire s'il reste à l'emploi de l'université.

Estimation «farfelue»

Pour M. Porter, d'abord, l'estimation de 1,4 million $ est «farfelue». D'autant plus qu'elle ne tient pas compte de la réduction salariale de 3% que les hauts dirigeants ont demandé après le vote sur la bonification. L'une dans l'autre, ces deux mesures font épargner de l'argent à l'université, réitère le président sortant du c.a.

Aussi, l'Université Laval soutient qu'elle était dans son bon droit de modifier les conditions d'emploi de ses hauts dirigeants sans prévenir le ministre. Elle répète qu'elle détient un avis juridique le confirmant.

La sanction appliquée par M. Blais «met à mal le respect de certaines règles fondamentales qui régissent notre gouvernance universitaire», s'indigne M. Porter.

«Ce geste, ajoute-t-il, qui met en cause l'autonomie de notre institution, est inacceptable à sa face même et nous entendons le contester vigoureusement.»

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