100 millions $ d'urgence pour l'éducation

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«On a réussi à rétablir le contrôle des finances publiques afin de nous donner maintenant les moyens d'investir dans les secteurs qui sont très importants pour les Québécois, notamment l'éducation», a déclaré jeudi Philippe Couillard.

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(Québec) Vingt mois après avoir pris le pouvoir, le gouvernement de Philippe Couillard cherche à faire comprendre aux Québécois que le Québec commence à passer d'une période de restriction budgétaire à une période de réinvestissement.

«On a réussi à rétablir le contrôle des finances publiques afin de nous donner maintenant les moyens d'investir dans les secteurs qui sont très importants pour les Québécois, notamment l'éducation», a déclaré jeudi Philippe Couillard.

Quelques heures plus tard, son gouvernement a annoncé un «investissement additionnel annuel» de 80 millions $ dans le secteur de l'éducation à compter du 1er avril.

Pour l'année financière en cours, une somme de 20 millions $ est ajoutée.

«Ces montants se traduiront par une augmentation des ressources en enseignement et des ressources professionnelles et techniques, notamment dans les milieux défavorisés et dévitalisés», a précisé le ministre des Finances, Carlos Leitão, lors de la présentation de la mise à jour du «plan économique» du gouvernement québécois.

Établissant un lien entre les coupes dans les garderies et ce réinvestissement, le péquiste Nicolas Marceau a accusé le gouvernement de s'en prendre «au petit frère pour donner à la grande soeur».

Pour la présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Louise Chabot, les sommes réinvesties en éducation «sont peu significatives et très loin du réinvestissement demandé».

«Un premier geste»

À l'instar de Philippe Couillard et du président du Conseil du trésor, M. Leitão a rejeté le mot austérité, ainsi que l'idée que cette injection de fonds se serait imposée en raison d'un couperet trop tranchant tombé sur le secteur.

Ce réinvestissement «n'est qu'un premier geste», a promis le ministre. Le Québec retrouve sa capacité à faire des choix, a-t-il insisté.

Après six années de déficit, le Québec atteindra l'équilibre budgétaire cette année, s'est félicité Carlos Leitão. La croissance des dépenses totales du gouvernement sera inférieure à celle de ses revenus (2,7 % contre 4,1 %). Celle des dépenses pour les programmes gouvernementaux sera limitée à 1,7 %.

«Il n'y a pas eu de démolition du modèle québécois. Il n'y a pas eu d'austérité toxique.» Il y a eu une saine gestion, a insisté le ministre. Il a fait valoir que le poids des dépenses de l'État par rapport au PIB est passé de 21,5 % en 2007-2008 à 23,3 % en 2013-2014.

Des surplus

Sans les versements au Fonds des générations, un surplus budgétaire de près de 136 millions $ serait apparu l'an dernier.

Selon les prévisions des Finances, les surplus s'élèveront à 1,5 milliard $ cette année et à plus de 2,1 milliards $ l'an prochain. Ils seront versés au Fonds des générations afin de contribuer à la réduction de la dette brute du Québec, qui est de plus de 200 milliards $.

Prévus par la loi sur l'équilibre budgétaire, ces versements sont nécessaires au maintien de la cote de crédit du Québec, a soutenu le ministre.

Nicolas Marceau... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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Nicolas Marceau

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«Les libéraux sont en train de tout briser»

Le péquiste Nicolas Marceau s'est fait cinglant à propos de l'investissement d'urgence de 100 millions $ en éducation. «Les libéraux sont en train de tout briser, de ralentir notre économie et de détériorer la santé de nos finances publiques pour pouvoir financer leur stratégie électorale de 2018; les cadeaux de 2018.»

Le message est tout aussi dur à la Coalition avenir Québec. L'équilibre budgétaire s'effectue «sur le dos des contribuables», a fustigé le député François Bonnardel. Ils ont encaissé une augmentation du fardeau fiscal de 1500 $, a-t-il réitéré.

M. Bonnardel reproche de plus au ministre des Finances de ne pas exclure formellement une augmentation de la taxe sur l'essence au nom de l'«écofiscalité» d'ici la fin du mandat de l'actuel gouvernement.

Les documents des Finances confirment que le déficit budgétaire a été surévalué de 1,2 milliard $ lors de l'année financière terminée le 31 mars dernier. Il est inférieur de moitié à celui prévu.

En tenant compte des transferts fédéraux, qui se situent entre 19 et 20 milliards $, le budget total de l'État québécois franchira la barre des 100 milliards $ par année entre 2015-2016 et 2016-2017.

Durant sa conférence de presse, le ministre des Finances a confirmé qu'il renonçait à hausser la TVQ, comme il y avait songé dans la foulée du rapport Godbout.

Il a rappelé qu'en février sera mis en place un «bouclier fiscal» pour les citoyens ayant de faibles revenus et que le crédit d'impôt pour les travailleurs d'expérience sera bonifié.

Carlos Leitão a tenu à témoigner à tous les Québécois la «reconnaissance» et la «gratitude» du gouvernement pour leur contribution au redressement budgétaire.

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