Rejet d'un projet d'école alternative à Saint-Charles-de-Grondines

La cohorte de 65 élèves de l'école Saint-Charles-de-Grondines... (Fournie par Saint-Charles-de-Grondines)

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La cohorte de 65 élèves de l'école Saint-Charles-de-Grondines pour l'année 2015-2016

Fournie par Saint-Charles-de-Grondines

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(Québec) C'est l'histoire - classique - d'une petite école qui ne veut pas mourir. Mais au lieu de seulement s'opposer à une tentative de fusion de la part de la commission scolaire de Portneuf, l'école Saint-Charles-de-Grondines a un projet : devenir la deuxième école alternative du Québec en milieu rural.

«Ça fait 43 ans que la commission scolaire tente de fermer cette école-là, mais on a toujours résisté et on résiste encore», lance en entrevue téléphonique Charles Laviolette, président du conseil d'établissement.

Cette année, l'institution centenaire qui date de l'époque des écoles de rang et de village, accueille 65 élèves, alors qu'elle peut en loger au maximum 80.

Les classes sont réparties ainsi : une de maternelle, une de 1re et 2e année, une de 3e et 4e année, de même qu'une classe triple niveaux de 4e, 5e, et 6e année.

La commission scolaire a voté mercredi soir en faveur d'une fusion de cette école avec celle du Phare, à Deschambault, la municipalité voisine. Les directions des écoles du Goéland (Saint-Alban) et de l'école Sainte-Marie (Saint-Marc-des-Carrières) seront aussi fusionnées.

Les avantages soulevés sont pédagogiques : la commission scolaire croit que les profs devraient travailler en équipe avec d'autres enseignants de leur degré. Ils sont aussi financiers : elle pense économiser 9320 $ par école fusionnée. 

Le ministère de l'Éducation prévoit pourtant un total de six enveloppes budgétaires destinées aux écoles de petite taille, dont l'aide aux petites écoles, le maintien de l'école de village, l'ajustement pour les groupes de divers niveaux d'études et le réseautage par le Web des enseignants de ces écoles.

M. Laviolette était très déçu de la décision, mercredi soir. «Ça démontre le mépris qu'ils ont de la démocratie, de la centaine de citoyens qui se sont exprimés ce soir», a-t-il commenté, évoquant déjà une contestation future.

École alternative

Pour garder l'école Saint-Charles ouverte, M. Laviolette et ses collègues des trois autres écoles visées ont présenté mercredi soir une résolution visant le statu quo afin de favoriser les projets en cours, dont la création d'une école alternative à Grondines, résolution qui a été rejetée par les commissaires.

Ce serait seulement la deuxième en milieu rural au Québec après celle de la Tortue-des-Bois, à Saint-Mathieu-du-Parc, en Mauricie. Fréquentée par seulement 32 élèves, cette école avait été fermée en 2004. Elle a ensuite rouvert ses portes en 2005 et accueille aujourd'hui près de 100 élèves. «L'école attire même de nouvelles familles dans le village!» lance M. Laviolette, qui souhaite s'en inspirer. 

Le Réseau des écoles publiques alternatives du Québec (REPAC) compte 28 écoles primaires et quatre écoles secondaires. Tout en respectant le programme du ministère de l'Éducation, il prône une approche humaniste et croit au «respect de la personnalité de l'enfant et à la profonde connexion entre le maître et l'élève», tel qu'indiqué sur son site Web. 

La création de ce type d'école doit toutefois obtenir l'aval de la commission scolaire concernée.

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