Le parcours scolaire d'un enfant immigrant

La directrice des services éducatifs à la commission... (Le Soleil, Erick Labbé)

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La directrice des services éducatifs à la commission scolaire de la Capitale, Mireille Dion

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Même si leur nombre reste incertain, les trois commissions scolaires de Québec ont déjà plusieurs scénarios en poche pour accueillir les jeunes réfugiés syriens. L'objectif est qu'ils soient sur les bancs d'école deux à trois semaines après avoir atterri chez nous, indique Mireille Dion, directrice des services éducatifs à la commission scolaire de la Capitale.

Cette commission scolaire, qui couvre les quartiers centraux de la ville, est celle qui accueille le plus de réfugiés annuellement. Mais la cohorte qui s'en vient risque d'être la plus importante après celles de l'ex-Yougoslavie du début des années 2000 et les Népalais de 2011. «Pour la région, ce sera une des plus grosses vagues qu'on n'aura jamais vécues», estime Mme Dion.

Elle explique que les équipes sont «sur le qui-vive» depuis le mois de septembre pour y faire face. On a trouvé assez de locaux dans différentes écoles pour subvenir aux besoins, mais comme il faudra engager plus de personnel enseignant, on a jeté un oeil attentif aux listes de suppléance. Le Soleil a demandé à Mme Dion d'expliquer le parcours que suivront ces enfants lorsqu'ils arriveront à Québec.

Étape 1 : L'accueil

Après être débarqués de l'avion, les réfugiés sont pris en charge par le Centre multiethnique de Québec. Les familles subissent une évaluation médicale et sont logées provisoirement, soit dans des chambres d'hôtel ou dans différents locaux. On leur fournit également des vêtements et un peu de matériel de première nécessité. Cette étape prend environ une semaine à 10 jours, mais dans le cas d'une arrivée de masse, ça pourrait être un peu plus long. 

Étape 2 : L'évaluation

À partir du moment où les enfants réfugiés mettent les pieds dans leur nouvel appartement, les commissions scolaires entrent en scène. On attribue aux jeunes un code permanent et on évalue la capacité d'accueil des écoles qui sont les plus près de leur domicile. On convoque ensuite les enfants à une évaluation des habiletés scolaires. «C'est un test surtout basé sur les mathématiques et sur les observations. On ne pourrait pas se baser sur la langue, parce que ça discriminerait les enfants», explique

Mme Dion.

Étape 3 : La francisation

Environ trois semaines après leur arrivée, les jeunes sont prêts pour leur premier jour d'école. Sauf pour les enfants de cinq ans, qui entreront directement à la maternelle, la plupart des élèves feront leurs premiers pas dans une classe de francisation où ils apprendront la langue de façon intensive en compagnie d'immigrants seulement. Cette étape peut durer quelques mois ou jusqu'à un an.

Étape 4 : L'intégration

Lorsque le réfugié est intégré dans une classe régulière, il peut soit le faire progressivement à mi-temps ou à temps plein avec des services de francisation offerts «à la pièce». Chose certaine, on suivra le jeune réfugié de façon systématique durant tout son parcours scolaire, afin de bien cibler ses besoins.

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