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19 universités, une bibliothèque

Les bibliothèques des 19 universités du Québec pourraient,... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Les bibliothèques des 19 universités du Québec pourraient, en 2018, être regroupées. Le même système informatique gérerait les collections, les abonnements, les prêts, etc.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Toutes les universités du Québec, les 19, planchent sur un projet de regroupement de leurs bibliothèques, a appris Le Soleil. Peu importe qu'on soit à Rimouski, à Québec, à Montréal ou à Rouyn-Noranda, le même système informatique gérerait les collections, les abonnements, les prêts...

«Un projet comme ça, [...] un aussi grand projet, c'est la première fois!» Caroline Lessard est directrice du soutien aux études et des bibliothèques des 10 établissements du réseau de l'Université du Québec. Son équipe a été mandatée par les 19 pour embaucher une consultante spécialisée en la matière qui montera leur dossier final afin d'en arriver à la synergie.

Il est ici question d'améliorer les services aux étudiants, aux professeurs, aux chercheurs et autres visiteurs des temples du savoir. 

Il est aussi question de gros sous. Il faut dénicher une plateforme Internet capable de gérer les collections de toutes ces institutions. Autant les documents physiques que les nouveaux livres électroniques, revues scientifiques reçues par le cyberespace ou abonnements à des sites Web où se trouvent des résultats de recherches universitaires.

Nous comprenons, Madame Lessard, qu'il est question de débours de quelques millions de dollars? «Oui. [...] C'est un projet qui est majeur.» Et - c'est important de le souligner - il s'agit ici d'une dépense annuelle, d'une licence annuelle pour pouvoir utiliser un logiciel, qu'il faudra payer et repayer.

Voici maintenant le paragraphe des mises en garde : «À ce moment, il y a encore un désir d'y arriver», indique Caroline Lessard. «Elles veulent acheter un système de nouvelle génération.» L'octroi d'un contrat de près de 100 000 $ à une consultante, qui aidera les 19 à cerner leurs besoins et le produit qui les comblent, témoigne de cette volonté. Mais il faudra convaincre les 19 administrations universitaires d'embarquer... 

La directrice ajoute cependant que les institutions universitaires québécoises n'ont pas beaucoup d'options. Les systèmes informatiques des bibliothèques sont désuets, ne permettent pas de négocier le virage techno, de prendre en charge les livres numériques et autres produits intangibles de la Toile, dit-elle.

«Elles ont toutes des systèmes de gestion qui arrivent en fin de vie.» D'ici deux ou trois ans, il faudra changer les logiciels qui administrent les collections, semble-t-il. «Et, il ne faut pas se le cacher, il y a un contexte financier qui n'est pas facile dans les universités québécoises. [...] Ça risque d'être moins cher à 19.»

Partage d'un système de gestion

La réflexion est avancée. «Dans un premier temps, elles souhaitent partager un système de gestion.» La synergie pourrait donc ensuite être plus importante. «Les bibliothèques espèrent que ce sera la première phase.»

Pour l'heure, l'outil informatique recherché s'occupera des achats. Ensuite, il pourra les «traiter» en leur octroyant notamment un code pour les retrouver. Et il rendra le tout accessible facilement aux utilisateurs de partout au Québec qui n'auront qu'à se brancher sur un site Internet pour avoir accès à toutes ces collections. 

Est-ce que ça existe, ce type de logiciel? «Oui, ça existe, ces beaux outils!»

Et si la machine accomplit toutes ces tâches, les bibliothèques des universités envisagent-elles de réduire leur masse salariale? «On ne parle pas de fusion», prévient Mme Lessard. Après l'implantation, les employés accaparés par les tâches administratives pourront aider les étudiants et les chercheurs à dénicher l'ouvrage convoité et à publier leurs travaux au bon endroit, juge-t-elle. Une amélioration des services, espère-t-on.

Le projet est assez avancé pour qu'un échéancier soit fixé. «Si tout va bien, c'est en 2018 qu'il y aura un système commun.»

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