La menace contre des écoles pourrait «constituer un acte terroriste»

À l'école Antoine-Hallé de Grand-Mère, les élèves ont... (Le Nouvelliste, François Gervais)

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À l'école Antoine-Hallé de Grand-Mère, les élèves ont été évacués à la suite d'un appel à la bombe.

Le Nouvelliste, François Gervais

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(Québec) La menace posée d'attentats à la bombe dans les écoles est un geste «lâche», a déploré le premier ministre Philippe Couillard, mardi, et les fautifs seront punis pour ce qui pourrait être un «acte terroriste».

Les derniers chiffres font état de 61 établissements scolaires au Québec qui ont reçu le courriel signé par un obscur collectif, le «Sceptre rouge». Le message, qui promet «quatre jours de mort», prétend que six bombes ont été disséminées ou le seront cette semaine au Québec et en Ontario dans des collèges, des écoles secondaires et primaires et des autobus scolaires ou municipaux.

«Cherchez bien ou c'est la mort, prétend le collectif, qui dénonce le mouvement de grèves des enseignants. [...] Si vous choisissez d'ignorer ce message, vous jouez avec la vie de vos étudiants.»

Une manoeuvre «inacceptable», «condamnable», et «criminelle», a réagi le premier ministre du Québec, qui promet une enquête «rigoureuse» pour dénicher les responsables.

«Il faut savoir quel est ce groupe, d'où il provient, est-ce qu'il existe vraiment?» a affirmé M. Couillard. «Il y a la possibilité que ce soit un canular, ce qui serait aussi grave. Si on fait des menaces comme ça, même si elles ne sont pas véridiques, c'est aussi grave pour la société que si elles le sont.»

Évacuations

Le ministre par intérim de la Sécurité publique, Pierre Moreau, a dit prendre la situation au sérieux. Les directeurs des établissements scolaires ont procédé à l'évacuation des écoles concernées. Les protocoles prévus en pareilles circonstances ont été suivis à la lettre, a-t-il assuré.

La Sûreté du Québec (SQ) a été mise en état de veille après avoir reçu le courriel, vers 1h, mardi. À ce moment, il n'était pas envisageable de «fermer toutes les écoles du Québec» uniquement sur la base du message, a défendu M. Moreau. Lorsque des établissements ont confirmé avoir aussi reçu le courriel, la SQ a mis sur pied un poste de commandement et a déployé des policiers dans les écoles. Les corps de police municipaux et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont aussi été alertés.

«Ça pourrait constituer un acte terroriste, même s'il n'y a pas de colis découvert, a indiqué

M. Moreau. Le fait d'émettre ce type de communiqué et d'alerter la population sur une échelle aussi large pourrait certainement constituer en preuve un acte terroriste.»

Le ministre Moreau a assuré que les réseaux policier et scolaire agiront de façon coordonnée au cours des prochains jours et resteront vigilants. Il ne savait pas si, après les fouilles de mardi, les élèves des établissements visés retourneraient en classe aujourd'hui. 

Le courriel de menaces du «Sceptre rouge» s'en prend aux syndicats d'enseignants. «Nous sommes un collectif qui est FURIEUX avec les syndicats de professeurs et les horreurs qu'ils infligent sur les enfants innocents», peut-on lire dans le message écrit dans un français souvent approximatif. «Nous ne nous reposerons pas jusqu'à ce que cette "grève" est terminée [sic]!», expose le message. Le groupe soutient pouvoir compter sur l'aide de «quelques membres du personnel des écoles ciblées» dans son entreprise. «Nous ne nous soucions pas si la mort des innocents est requis [sic!], tant pis pour vous», peut-on lire.

«Les personnes responsables de cet acte doivent savoir... (Photothèque La Presse) - image 2.0

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«Les personnes responsables de cet acte doivent savoir qu'elles seront poursuivies si on réussit à les identifier, a commenté le premier ministre Philippe Couillard. (...) Le Code criminel prévoit des sanctions pour ça.»

Photothèque La Presse

Situation prise au sérieux

La «coalition» promet de s'en prendre aux syndicats si leur «grève» continue. Une situation que le front commun syndical (FTQ, CSN, SISP) prend «très au sérieux». «Le Front commun appelle le personnel qui est en moyens de pression à suivre tous les mots d'ordre qui émaneront des corps policiers», a-t-il indiqué par communiqué. Il n'a pas été possible d'avoir une estimation du coût d'une opération policière de l'envergure de celle déployée mardi au Québec. Ni d'avoir la liste des 61 établissements qui ont reçu le message.

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