L'Université du Québec conservera son siège social, assure Blais

Il n'est «pas question de fragiliser le réseau... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Il n'est «pas question de fragiliser le réseau des universités du Québec», a dit le ministre François Blais, qualifiant cette institution d'une «des grandes réussites» en matière d'éducation au Québec.

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(Québec) Le ministre de l'Éducation, François Blais, assure qu'il n'entend pas fermer le siège social de l'Université du Québec (UQ), mais il veut donner plus de pouvoirs aux établissements en région.

En interpellation, vendredi matin, le ministre a affirmé qu'il «ne confirme pas du tout qu'il y a une abolition en vue du siège social à Québec». Le scénario envisagé d'une fermeture pure et simple qui a circulé dans les médias a généré son lot d'inquiétudes à Québec.

«On n'est pas du tout dans cette voie-là pour le moment, mais on examine quelles sont les procédures qui sont peut-être dédoublées à l'intérieur du réseau et comment on peut renforcer les universités en région», a affirmé le ministre de l'Éducation.

Des critiques ont été formulées au cours des dernières années quant à certains dédoublements administratifs dans le réseau de l'UQ, notamment par le Vérificateur général, a souligné M. Blais. Il cherche à connaître leur effet sur les processus et les éliminer, si possible.

Par ailleurs, il admet plancher sur un nouveau partage du pouvoir décisionnel dans le réseau de 10 établissements, dont des universités à Montréal, à Chicoutimi, en Abitibi-Témiscamingue, à Gatineau et à Rimouski. Un exercice qui risque de dépouiller le siège social de Québec de certaines responsabilités.

«Les meilleures décisions qui peuvent être prises pour le développement de l'université du Saguenay-Lac-Saint-Jean, elles doivent être prises au Saguenay-Lac-Saint-Jean, a illustré le ministre. Pas à Québec.» Le réseau sera renforcé par une prise de décisions «par les constituantes plutôt que par un siège social», estime-t-il.

Le député péquiste Alexandre Cloutier s'est réjoui du «recul du ministre» sur l'abolition du siège social de l'UQ. «Le ministre a clairement reconnu que c'était une mauvaise idée», a noté M. Cloutier. L'idée a déjà été étudiée et écartée par le gouvernement précédent qui n'y voyait pas d'économie à faire, a-t-il poursuivi.

«Nous allons demeurer extrêmement vigilants parce qu'il a d'une part rejeté l'abolition du siège social, mais il a quand même laissé entendre qu'il y avait une réflexion dans l'organisation de services», a ajouté M. Cloutier.

D'autre part, le ministre Blais n'a pas voulu accréditer un scénario soulevé par La Presse, vendredi, selon lequel la fermeture de la TELUQ serait envisagée. «Pas du tout, a affirmé le ministre. Pour le moment, on n'est pas là du tout. C'est vraiment l'offre de formation à distance qui nous intéresse.»

Avant l'interpellation, le député caquiste porte-parole en matière d'éducation, Jean-François Roberge, a qualifié le ministre Blais de «pantin» qui refuse de voir les effets des coupes budgétaires dans les écoles, les cégeps, les universités. «On a la marionnette du premier ministre Couillard et du président du Conseil du trésor qui est prise pour faire toutes les pirouettes qu'on lui impose et dire toutes les niaiseries qu'on lui dit de dire», a attaqué le député caquiste.

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