Grève dans les écoles: les heures d'enseignement perdues

À moins d'ententes locales entre les commissions scolaires... (LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE)

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À moins d'ententes locales entre les commissions scolaires et les syndicats pour modifier le calendrier scolaire, les journées d'enseignement perdues à cause de la grève ne seront pas reprises.

LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE

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(Québec) Pour le ministère de l'Éducation, chaque jour de grève qui a eu lieu cette semaine est un jour d'école perdu. À moins d'ententes particulières entre les commissions scolaires et les syndicats, les enfants ne reprendront pas les heures d'enseignement non reçues.

C'est ce qu'a précisé au Soleil Pascal Ouellet, responsable des relations médias au ministère de l'Éducation. «Il n'y aura pas de reprise, aucune disposition de la Loi ou du Régime pédagogique ne prévoyant la reprise de journées manquées en cas de grève légale», écrit-il dans un courriel. 

M. Ouellet précise toutefois qu'il pourrait y avoir des ententes locales entre les commissions scolaires et les syndicats pour modifier le calendrier scolaire. 

Pour l'heure, les commissions scolaires de la région de Québec n'ont pas encore décidé s'ils exploreront cette avenue. C'est qu'en plus de la journée de cette semaine, cinq autres pourraient s'ajouter en novembre et en décembre, si les négociations avec le gouvernement achoppent toujours.

À la commission scolaire des Découvreurs, on se questionne. «On ne prendra pas une décision là-dessus à la légère. Peut-être qu'il y aura des discussions à y avoir avec le Ministère», soutient le porte-parole Alain Vézina. Selon lui, peut-être que les journées pédagogiques flottantes ou les jours de tempête pourraient être utilisés pour permettre d'atteindre l'objectif de 180 jours de classe par année, le nombre requis par la Loi sur l'instruction publique. 

La commission scolaire des Premières-Seigneuries va dans le même sens. «On va attendre d'avoir un portrait plus global de la situation avant de prendre une décision», soutient la porte-parole Véronique Gingras.

À la commission scolaire des Navigateurs, on estime que la reprise ou non des journées de grève relève du Régime pédagogique. On se conformera donc aux exigences du ministère de l'Éducation. Même son de cloche du côté de la commission scolaire de la Capitale, qui attend la fin des négociations avec les syndicats avant de s'avancer.

En Estrie

Mercredi, la commission scolaire des Sommets, en Estrie, a causé la surprise en annonçant déjà qu'elle reprendrait la journée perdue en raison de la grève le 19 février prochain. 

Une décision qui a choqué plusieurs enseignants, de même que le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie, selon La Tribune

La commission scolaire dit avoir pris cette décision en se basant sur la grève de 2005, alors que trois journées avaient été reprises plus tard dans le calendrier scolaire.

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