Les directions d'école veulent un pouvoir décisionnel sans éliminer les commissions scolaires

Les directions voudraient pouvoir choisir le type de... (Ivanoh Demers, Archives La Presse)

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Les directions voudraient pouvoir choisir le type de professionnels qui pourraient répondre aux besoins et le temps de présence requis plutôt que ces choix soient faits par les commissions scolaires ou le Ministère.

Ivanoh Demers, Archives La Presse

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Les directions d'école du Québec souhaiteraient obtenir du ministre de l'Éducation un pouvoir décisionnel concernant l'enveloppe budgétaire qui leur est accordée et une décentralisation, sans toutefois prôner l'élimination des commissions scolaires (CS).

L'Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE), la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement et l'Association montréalaise des directions d'établissement scolaire (AMDES) ont rencontré le ministre François Blais jeudi matin pour lui faire part de ces demandes et des résultats d'une enquête menée auprès de l'ensemble des directions d'établissement du Québec.

«Plus de 82 % des répondants sont en faveur d'une enveloppe budgétaire globale par établissement pour laisser les directions, entourées de l'équipe-école et des parents, décider des services et de leur déploiement», a déclaré en conférence de presse jeudi après-midi la présidente de l'AMDES, Hélène Bourdages.

Entre autres, les directions voudraient pouvoir choisir le type de professionnels qui pourraient répondre aux besoins et le temps de présence requis plutôt que ces choix soient faits par les commissions scolaires ou le Ministère.

Commissions scolaires

Danièle Boucher, présidente de l'AQPDE, a toutefois précisé que cela ne signifiait pas pour autant que les associations souhaitaient la disparition des commissions scolaires, un scénario évoqué par divers partis politiques au fil des années.

«Nous ne souhaitons pas nous occuper de gestion des bâtiments, de transport scolaire, de gestion des ressources humaines, d'embauche, de sélection, ni de gestion des collectives et nous souhaitons que les commissions scolaires s'en chargent. Nous ne voulons pas non plus qu'elles nous donnent un montant d'argent et nous disent où le placer», explique Mme Boucher.

L'enquête dont les résultats ont été révélés jeudi démontre entre autres que près de 75 % des directions s'inquiètent à l'effet que le taux de diplomation puisse diminuer, ce qui serait une première en 10 ans.

Avouant que ce taux n'est actuellement pas à la hausse et que le taux de décrochage est à la baisse, les directions soulignent cependant qu'un élève sur cinq ne recevrait pas les services dont il a besoin en raison de la vague de compressions qui se poursuit depuis plusieurs années dans le milieu scolaire.

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